La commission de régularisation foncière réagit pour clarifier la polémique et défendre l’accès au droit de propriété

La commission Alhadj Hissein Mahamat obtient gain de cause dans une affaire de parcelles à N’Djamena

La commission dirigée par Alhadj Hissein Mahamat, accompagnée de 72 membres, a affirmé avoir obtenu une décision judiciaire favorable concernant la distribution de parcelles à N’Djamena.

Le jeudi 5 janvier 2026, lors d’un point de presse, la Commission de régularisation des parcelles de Digangali, également connue sous le nom de « commission Alhadj Hissein Mahamat et 72 autres », a réagi fermement à des accusations qu’elle qualifie de "déclarations tendancieuses", largement relayées par certains médias et sur les réseaux sociaux. Ce communiqué visait à présenter la version officielle de la commission et à promouvoir un climat d’apaisement face aux récentes controverses.

Représentée par son secrétaire général adjoint, Youssouf Makaila Saleh, la commission a exprimé son engagement pour la vérité, la transparence et l’apaisement des tensions. Les déclarations de la commission sur des attributions controversées de terrains dans la zone de Gardolé affirment que les critiques formulées à son encontre ont été rejetées par la justice, à l’issue d’une procédure judiciaire.

"En dépit des contestations soulevées, la réalité est que la justice a tranché", a insisté M. Saleh. Il a ajouté que des clarifications étaient nécessaires pour distinguer les opérations d’attribution des parcelles au sein de la ville.

La commission a exposé deux opérations d’attribution pour mettre en lumière la situation. La première, considérée comme régulière, concerne 335 parcelles destinées à des personnes ayant été déguerpies à Gardolé pour cause d’utilité publique, sur un site désigné Gardolé-Djidid. Selon les déclarations de la commission, les bénéficiaires de ces parcelles n’ont rencontré aucune difficulté majeure dans leur attribution.

Le cœur du litige semble se situer dans une seconde opération d’attribution, décrite par la commission comme "dépourvue de fondement juridique légitime". Cela concerne des parcelles dont l’occupation est jugée irrégulière, ce qui a incité la commission à engager des actions en justice. Ces initiatives ont, selon elle, abouti à des décisions favorables pour la commission.

À travers cette communication, la commission Alhadj Hissein Mahamat semble vouloir reprendre le contrôle de la narration publique après des débats animés sur les réseaux sociaux. Lors de cette intervention, elle a réaffirmé son engagement envers les voies légales et une régularisation des parcelles, tout en évitant de donner des détails sur l’identité des opposants ni des informations précises sur la décision judiciaire rendue.

Actuellement, les parties en désaccord n’ont pas encore formulé de réaction publique face à ces déclarations. Cela laisse planer un doute sur la suite de cette affaire, qui pourrait avoir des implications significatives sur la gestion foncière à N’Djamena.