La corruption freine le développement du Tchad, alerte le contrôleur général

Le Tchad Intensifie sa Lutte Contre la Corruption pour Renforcer la Gouvernance

Le Médiateur de la République du Tchad, Saleh Kebzabo, a récemment accueilli Ousmane Abderamane Djougourou, le contrôleur général de l’Autorité Indépendante de Lutte contre la Corruption (AILC), pour une audience consacrée à l’amélioration des stratégies de lutte contre la corruption.

Renforcement de la Collaboration

Cette rencontre, tenue le 12 février à N’Djamena, visait à établir de nouveaux axes de coopération entre la Médiature et l’AILC. Les discussions ont essentiellement porté sur les moyens de renforcer la coordination institutionnelle. Cela inclut les mécanismes permettant de cibler efficacement les infractions liées à la corruption, traduisant la volonté des deux entités de solidifier leurs actions pour une gouvernance plus transparente et équitable.

Un Enjeu Crucial pour le Tchad

L’importance de cette rencontre est amplifiée par le contexte socio-économique tendu du pays. Face aux multiples tensions sociales et défis sécuritaires, la corruption endémique au Tchad exacerbe les inégalités et alimente le ressentiment de la population envers l’État. La réunion souligne la nécessité urgente de restaurer la confiance du public, un élément indispensable à la stabilité nationale.

Citoyens et Gouvernance

Lors de cette audience, Ousmane Abderamane Djougourou a souligné le rôle central de la corruption comme frein au développement. Pour lui, la mission primordiale du Médiateur consiste à réconcilier les citoyens autour de pratiques de gouvernance juste et équitable. Il estime que de nombreuses rébellions trouvent leur origine dans les frustrations liées aux inégalités perçues dans la gestion des ressources étatiques.

Vers une Gouvernance Vertueuse

La rencontre a également abordé la nécessité d’une gouvernance vertueuse et inclusive. Ousmane Abderamane Djougourou insiste sur le fait que l’éradication de la corruption doit se refléter dans les actions quotidiennes de l’administration publique. Selon lui, pour que le concept de vivre-ensemble transcende le stade de simple slogan, une mise en œuvre rigoureuse de politiques de développement économique et social est fondamentale.

Un Défi Périlleux

La corruption est désignée comme le premier obstacle au développement économique du Tchad. Elle bloque les investissements, fragilise les institutions et freine les efforts vers un développement durable. Des mesures concrètes et effectives sont cruciales pour contrecarrer ces effets destructeurs et mettre le pays sur la voie du progrès.

En conclusion, cet engagement renouvelé entre le Médiateur de la République et l’AILC symbolise une étape essentielle dans le combat contre la corruption au Tchad. L’issue prometteuse de cette collaboration pourrait se traduire par une amélioration tangible des conditions de gouvernance, renforçant ainsi la confiance du peuple tchadien en ses institutions.