La CORSAG démantèle un réseau d’armement illégal et renforce la sécurité publique.

La CORSAG fait des avancées significatives dans la lutte contre la détention illégale d’armes au Mandoul

La création de la Commission pour la Régulation des Systèmes d’Armement et de Gestion (CORSAG) sous l’Arrêté N°048/PR/PM/MATD/PMDL/SG/2026 a déjà porté ses fruits en province du Mandoul, marquant un tournant dans la lutte contre la détention illégale d’armes.

Des opérations ciblées et efficaces

Peu après son implantation, la CORSAG a déployé un réseau de renseignement permettant d’opérer dans les zones urbaines et rurales. Cette initiative vise à traquer les armes en circulation en dehors du cadre légal. Le 24 janvier, un bilan des premières actions de la commission a révélé des résultats impressionnants. Parmi les saisies, on note la récupération de 40 armes de guerre, 30 armes artisanales, ainsi que 31 chargeurs et 92 munitions de différents calibres.

Ce bilan, varié et révélateur, souligne l’ampleur du défi sécuritaire auquel fait face la région. La diversité des armes saisies illustre non seulement le niveau d’armement des civils, mais aussi la nécessité d’une réponse structurée et coordonnée face à cette menace.

Un cadre légal renforcé et des acteurs mobilisés

Ahmat Abdallah Fadoul, délégué général du gouvernement dans la province du Mandoul, a exprimé sa satisfaction quant aux résultats obtenus, tout en affirmant la nécessité de maintenir une fermeté absolue vis-à-vis de la détention illégale d’armes. Il a rappelé que seul l’État a le droit de détenir des armes de guerre, soulignant l’importance de rétablir la sécurité dans la région pour favoriser le développement socio-économique. En ce sens, il a encouragé les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) à continuer leurs opérations sur le terrain, en explorant chaque recoin de la province pour éradiquer ce phénomène nuisible.

Un enjeu de sécurité publique et de développement socio-économique

L’importance de cette opération ne se limite pas à la seule confiscation d’armes. Le ramassage de ces matériels constitue une étape cruciale pour plusieurs raisons. Tout d’abord, il s’inscrit dans une volonté de réduire le grand banditisme et les actes de violence, notamment les braquages sur les axes routiers. Ensuite, cela permet de prévenir les conflits intercommunautaires, souvent exacerbés par la prolifération d’armes légères. Enfin, cette démarche contribue à renforcer la confiance entre la population et les autorités administratives, facteur essentiel pour la stabilité et le développement durable de la province.

Face aux enjeux sécuritaires, cette initiative de la CORSAG pourrait bien représenter une lueur d’espoir pour le Mandoul, qui aspire à retrouver un environnement apaisé et sécurisé. La lutte contre la circulation illégale des armes est donc plus qu’une question de sécurité, elle est aussi un levier stratégique pour le renforcement de la cohésion sociale et du développement économique dans la région.