L’ACERAC : moteur de l’unité religieuse en Afrique centrale

L’Assemblée plénière de l’ACERAC : renforcer la solidarité entre les Églises d’Afrique centrale

L’Assemblée plénière de l’ACERAC, organisme rassemblant les conférences épiscopales d’Afrique centrale, s’est officiellement ouverte, marquant un moment clé pour les Églises de la région.

Créée en 1987 à Yaoundé, l’Association des Conférences Épiscopales de la Région de l’Afrique Centrale (ACERAC) regroupe les évêques de six pays : le Cameroun, le Congo, le Gabon, la République centrafricaine, la Guinée équatoriale et le Tchad. Le siège de cette organisation est situé à Brazzaville, en République du Congo. Son rôle principal est de promouvoir la coopération pastorale, la solidarité, et d’approfondir la foi au sein de ces Églises. Le lancement de cette 13ᵉ Assemblée à N’Djamena a vu la participation d’éminentes figures religieuses, telles que Mgr Mirosław Gucwa, soulignant ainsi son importance.

Le cœur de cette réunion est la collaboration étroite entre les évêques pour favoriser la paix et renforcer les liens communautaires dans la sous-région. À chaque assemblée, la présence du nonce apostolique, représentant du Saint-Père, souligne l’unité avec l’Église universelle. Pendant ces rencontres, les stratégies visant à promouvoir la justice et la réconciliation, notamment par le biais de la commission Justice et Paix, sont discutées. Les sujets d’actualité comme les dynamiques familiales, l’éthique, la formation pastorale et la gouvernance sont également au centre des débats pour orienter les actions futures de l’Église.

L’ACERAC met l’accent sur une gouvernance synodale basée sur le dialogue et l’écoute, abordant des problématiques partagées telles que la cohésion sociale et la formation des prêtres. Cette approche favorise également une réflexion collective sur les défis contemporains tout en cherchant des solutions adaptées. Mgr Gucwa a souligné l’engagement actif de l’organisation dans ce sens.

Malgré ces efforts, l’ACERAC doit faire face à des obstacles persistants. L’évêque de Bouar a reconnu les défis qui subsistent, insistant sur la nécessité d’une collaboration avec des experts pour surmonter les difficultés rencontrées dans les diocèses et renforcer la mission de l’Église en Afrique centrale. Cette ouverture à l’expertise extérieure est essentielle pour répondre efficacement aux besoins sur le terrain.

En conclusion, cette dernière session de l’ACERAC témoigne de l’engagement continu des Églises d’Afrique centrale à travailler ensemble vers un avenir plus uni et pacifique, démontrant leur capacité à s’adapter aux évolutions régionales et mondiales.