Lancement du bitumage du « Corridor 13 » : Brazzaville bientôt reliée à Bangui et N’Djaména

Denis Sassou Nguesso lance le projet de développement du corridor routier en Afrique Centrale

Le président congolais Denis Sassou Nguesso a inauguré mercredi à Impfondo l’ambitieux projet de construction et de bitumage du "Corridor 13", destiné à renforcer l’intégration régionale en Afrique centrale.

Le "Corridor 13", une route régionale stratégique, a été officiellement lancé par le chef de l’État congolais lors d’une cérémonie à Impfondo, la capitale du département de la Likouala au nord-est du Congo. Ce projet, d’envergure transnationale, vise à connecter les capitales Brazzaville, Bangui et N’Djamena, renforçant ainsi la coopération parmi ces nations voisines.

Lors de cet événement, Jean-Jacques Bouya, ministre congolais de l’Aménagement du territoire et des Grands travaux, a détaillé le plan des travaux. Ceux-ci porteront sur plusieurs tronçons stratégiques : Pokola-Mboua-Epena-Impfondo-Dongou-Enyelle-Bétou-Gouga, atteignant la frontière avec la République centrafricaine. L’envergure du projet, s’étendant sur environ 542 kilomètres, inclut 79 kilomètres de voies urbaines et axes prioritaires pour faciliter les connexions locales et régionales.

Le Corridor 13 représente bien plus qu’une simple route ; il s’insère dans un axe de développement nord-sud partant de Tripoli jusqu’au Cap, en passant par des métropoles cruciales telles que N’Djamena, Bangui et Brazzaville. L’objectif sous-jacent consiste à dynamiser la connectivité non seulement au sein des pays concernés mais aussi à l’échelle régionale, en diminuant les coûts logistiques et en favorisant les échanges commerciaux.

Les travaux, confiés au groupe chinois Hunan Construction Investment Group, sont prévus pour s’étendre sur une période de quatre ans. Soulignant cet engagement, Jean-Jacques Bouya a salué le rôle actif de la Chine dans ce partenariat, rappelant la collaboration croissante entre les deux nations.

Ce projet s’inscrit dans une stratégie globale visant à surmonter les barrières géographiques et économiques en Afrique centrale. Il se présente comme un levier potentiel pour stimuler l’investissement productif et démocratiser l’accès aux marchés pour les pays enclavés. Au-delà de l’aspect infrastructurel, le corridor pourrait devenir un moteur essentiel de développement économique et de coopération régionale, influençant positivement la dynamique transfrontalière.

En conclusion, le lancement du "Corridor 13" marque une étape significative vers l’amélioration des infrastructures et des relations économiques entre ces pays. Cette initiative illustre une volonté accrue de faciliter les échanges et de renforcer l’intégration africaine, avec l’espoir d’apporter des bénéfices tangibles à l’échelle locale et régionale.