L’ancien ministre de l’énergie du Nigeria arrêté pour blanchiment et détournement de fonds
L’ancien ministre de l’Énergie arrêté pour corruption au Nigeria
L’agence nigériane de lutte contre la corruption a interpellé l’ex-ministre de l’Énergie, Saleh Mamman, lors d’une opération à Kaduna.
Saleh Mamman, ancien ministre de l’Énergie, a été arrêté par l’Economic and Financial Crimes Commission (EFCC) du Nigeria à l’aube du mardi 19 mai. L’intervention s’est déroulée dans le quartier de Rigasa, à Kaduna, vers 3 h 30 du matin. L’ancien ministre était recherché depuis sa condamnation en mai 2026 par la Federal High Court d’Abuja, pour des accusations multiples, incluant le blanchiment d’argent, la fraude, et le détournement de fonds publics concernant les projets hydroélectriques de Zungeru et de Mambilla.
La justice nigériane avait reconnu Saleh Mamman coupable de 12 chefs d’accusation. La sentence totale s’élève à 75 ans de prison, les peines étant cumulatives. De plus, ses biens ont été saisis et des mesures de restitution ont été ordonnées. Le montant des fonds détournés avoisinerait les 33,8 milliards de nairas, soit environ 24,65 millions de dollars.
Sous l’administration de l’ancien président Muhammadu Buhari, entre 2019 et 2021, Saleh Mamman avait occupé le poste de ministre de l’Énergie. Depuis sa condamnation, il avait disparu, échappant aux autorités judiciaires jusqu’à son arrestation récente. Selon Ola Olukoyede, président de l’EFCC, l’ancien ministre aurait bénéficié de protections pendant sa cavale.
Par ailleurs, deux autres individus ont été arrêtés pour avoir hébergé Mamman. L’EFCC poursuit ses investigations dans la maison où il a été trouvé. Ces événements soulignent les efforts continus du Nigeria pour combattre la corruption à haut niveau, un fléau qui entrave le développement économique et social du pays.
La capture de Mamman pourrait marquer un tournant dans la lutte contre la corruption, un problème persistant au Nigeria. Le gouvernement espère que cette arrestation renforce la confiance du public dans le système judiciaire et dissuade toute future malversation dans les hautes sphères de l’État.