Lauréats des écoles de santé demandent intégration publique
Des lauréats des écoles publiques de santé du Tchad revendiquent leur intégration à la Fonction publique
N’Djamena, le 4 septembre 2026 – Le collectif des lauréats des écoles publiques de santé, principalement de l’École nationale des agents sanitaires et sociaux (ENASS) ainsi que des Écoles provinciales de santé et des affaires sociales de Moundou, Abéché, Sarh et Biltine, a organisé un point de presse à la Bourse du travail de N’Djamena. Cette rencontre visait à mettre en lumière leur demande persistante d’intégration à la Fonction publique.
L’annonce récente du Président de la République concernant le recrutement de 500 paramédicaux, en plus de l’intégration de 226 agents en fin de contrat avec des partenaires, a ravivé l’espoir du collectif. Cette mesure est perçue par les diplômés comme une avancée substantielle pour répondre au déficit de personnels médicaux qualifiés dans le pays, mettant l’accent sur le besoin urgent de renforcer les ressources humaines dans le secteur de la santé. Le secteur de la santé au Tchad est confronté à un manque criant de personnel qualifié, ce qui affecte les services de santé dans les zones rurales et sur un plan plus large.
Kerbe Kemba, président du collectif, a alerté sur la situation difficile des lauréats des différentes écoles, qui bien que formés par l’État et ayant réussi le concours officiel organisé par le ministère de la Santé publique, sont laissés de côté dans les plans d’intégration précédents. Les centres de santé fonctionnent en sous-effectif, et cette situation impacte la qualité des soins dans les zones rurales, où l’accès aux soins de première nécessité reste problématique. L’appel de Kemba vise à souligner la nécessité d’un recrutement impartial, où l’équité et la transparence sont prioritaires.
Au cours de son intervention, Kemba a mis en avant le taux d’intégration décevant qui avait atteint 0 % lors des précédentes vagues d’intégration pour leur catégorie. Pour le collectif, cette situation est urgente et nécessite un traitement juste et équitable. Les 500 recrutements prévus par les autorités doivent, selon eux, inclure de manière transparente les diplômés des écoles publiques de santé.
Dans cette logique, le collectif exhorte le ministre de la Santé publique et de la Prévention, ainsi que le ministre de la Fonction publique, à prendre rapidement des mesures pour rectifier cette situation. Les membres du collectif expriment leur ouverture à un dialogue constructif avec les autorités pour parvenir à une solution mutuellement bénéfique. Toutefois, les lauréats préviennent qu’en l’absence de réponses concrètes, ils envisagent de recourir à des actions collectives pour défendre leurs droits.
Cette demande d’intégration s’inscrit dans un contexte où le renforcement du système de santé tchadien est prioritaire, alors que de nombreuses régions du pays manquent cruellement de personnel paramédical qualifié. La reconnaissance et l’inclusion des diplômés des écoles publiques de santé dans le dispositif national de santé pourraient significativement améliorer la couverture et la qualité des services de santé offerts à la population.
Ndilnodji Stéphane