Le coordonnateur exige des actions immédiates pour renforcer la protection des consommateurs

Tchad : L’Association de défense des consommateurs appelle à des mesures urgentes face à la précarité

Face à l’augmentation des prix et aux nombreuses irrégularités sur les marchés et dans les services publics, le coordonnateur de l’Association de défense des consommateurs (ADC) a imploré les autorités tchadiennes d’agir rapidement pour protéger les citoyens.

Lors d’un point de presse organisé récemment, le coordonnateur de l’ADC a dressé un constat alarmant sur la situation actuelle des consommateurs au Tchad. Il a souligné que ces derniers font face à de multiples risques, notamment en ce qui concerne la qualité des produits alimentaires disponibles sur le marché.

Des préoccupations alarmantes ont été soulevées concernant la vente de produits préemballés dans divers marchés et boutiques, souvent sans étiquetage clair, et parfois sans contrôle de qualité préalable. Cette situation, a-t-il averti, représente un réel danger pour la santé des consommateurs. En outre, la prolifération de boissons sucrées et de produits contenant des substances chimiques soulève des interrogations tant en milieu urbain que rural.

Le coordonnateur de l’ADC a aussi évoqué les enjeux importants du secteur agricole. Selon ses déclarations, l’utilisation inappropriée des engrais et des pesticides constitue une menace non seulement pour les consommateurs, mais aussi pour les producteurs eux-mêmes, créant des cas d’intoxication et de maladies. Il a déploré que « la consommation saine n’est pas toujours garantie pour les citoyens », malgré l’existence de lois relatives à la normalisation et à la métrologie qui devraient encadrer la protection des consommateurs. Toutefois, il a noté que l’application de ces textes reste largement insatisfaisante sur le terrain.

Pour remédier à cette situation, l’Association propose un certain nombre de mesures, incluant la formation des producteurs sur l’utilisation adéquate des engrais et des pesticides, ainsi que l’interdiction de certains herbicides jugés dangereux. L’ADC réclame également un renforcement des moyens alloués à la brigade économique, afin qu’elle puisse mieux contrôler les marchés. Par ailleurs, l’organisation appelle au respect rigoureux des règles concernant l’affichage des prix et la vente à la pesée des produits alimentaires.

Au-delà des préoccupations relatives à la consommation, le coordonnateur a également mis en lumière les difficultés rencontrées par les services publics de base. Les coupures fréquentes d’électricité et d’eau, ainsi que la pénurie de gaz butane, ont un impact direct sur la vie quotidienne des Tchadiens. Il a également mentionné les pénuries chroniques de carburant dans certaines régions, qui favorisent la spéculation et le marché noir.

Le secteur de la téléphonie mobile est également touché, avec des interférences fréquentes dans les appels et des coupures de connexion internet qui entraînent des pertes significatives pour les usagers. Face à ces nombreux défis, l’ADC exhorte le gouvernement à accélérer la mise en œuvre des projets d’électrification, à augmenter la capacité de production de la raffinerie de Djarmaya, et à développer des solutions durables aux troubles dans les services de téléphonie mobile.

En conclusion, le coordonnateur de l’ADC a rappelé que la protection des consommateurs ne repose pas uniquement sur l’État. Il a insisté sur le fait que les citoyens doivent également rester vigilants et exiger des produits conformes aux normes établies. La prise de conscience collective semble primordiale pour améliorer la situation des consommateurs au Tchad.