Le Ghana demande à l’ONU de reconnaître la traite transatlantique comme crime contre l’humanité
Le Ghana Plaide pour la Reconnaissance de l’Esclavage Comme Crime Contre l’Humanité
Le président ghanéen, John Dramani Mahama, a annoncé lors du sommet de l’Union africaine que le Ghana présentera en mars une résolution à l’Assemblée générale des Nations unies visant à déclarer la traite transatlantique des esclaves africains comme le plus grave crime contre l’humanité.
Lors de la clôture du sommet le 15 février, Mahama a souligné que l’histoire mondiale n’a connu d’injustice plus profonde que celle de la traite des esclaves. Il a affirmé que, bien que le passé ne puisse être modifié, cette initiative permettrait de reconnaître pleinement cette atrocité.
Soutenue par l’Union africaine et en collaboration avec la Communauté des Caraïbes (Caricom), cette résolution constitue une première étape vers la vérité historique et la réconciliation, promouvant une justice réparatrice qui dépasse une simple compensation financière.
Le Ghana, symbole de l’histoire de la traite avec des sites tels que le fort de Cape Coast classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, joue un rôle central dans cette initiative. Premier pays d’Afrique subsaharienne à accéder à l’indépendance en 1957, le Ghana renforce ainsi sa position dans un mouvement continental pour les réparations.
Cette démarche s’intègre dans une campagne plus vaste en faveur des réparations. Déjà en septembre 2025, John Dramani Mahama avait abordé ce projet lors de l’Assemblée générale des Nations unies, soulignant l’importance de cette reconnaissance historique.
En conclusion, cette résolution pourrait marquer une étape importante pour le continent africain dans sa quête de justice et de réparation, tout en sensibilisant la communauté internationale à l’importance de cette reconnaissance historique.