Le gouvernement durcit la lutte contre la fraude aux examens nationaux.
Nouvelle Réglementation : Interdiction des Dispositifs Électroniques lors des Examens au Tchad
Le gouvernement tchadien a pris une décision ferme pour préserver l’intégrité des examens nationaux : une interdiction stricte de l’utilisation de tout appareil électronique dans les centres d’examens.
Le vendredi 8 mai, un arrêté conjoint a été signé par Dr Mahamat Ahmad Alhabo, ministre de l’Éducation nationale, du Bilinguisme et de la Promotion civique, et Dr Sitack Yombatina, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de la Formation professionnelle. Ce texte interdit formellement l’introduction, la détention et l’utilisation de téléphones portables, tablettes, montres connectées et autres dispositifs de communication pendant les examens. Cette mesure vise à garantir l’intégrité, l’égalité et la crédibilité des diplômes délivrés par la nation.
Selon l’arrêté, ces appareils sont interdits dans l’enceinte des centres d’examen, quel que soit leur état (allumé, éteint ou en mode silencieux). Cette réglementation s’applique à tous les candidats, ainsi qu’aux membres du personnel éducatif et administratif impliqués dans les examens.
L’impact de cette décision est significatif. Elle affecte non seulement les élèves de tous niveaux et filières, mais aussi les établissements scolaires, qui risquent des sanctions sévères en cas de non-respect. Tout contrevenant pourrait voir son appareil confisqué de manière définitive, être exclu de la session d’examen en cours, et se voir interdire toute participation à des examens ou concours nationaux pendant au moins trois ans. Les sanctions s’avèrent encore plus lourdes en cas de fraude par substitution d’identité ou en cas de complicité manifeste.
En outre, des mesures disciplinaires sont également prévues pour le personnel complice, incluant les surveillants et coordinateurs, avec des poursuites possibles prévues par le Code pénal. Les établissements pris en défaut devront potentiellement faire face à un retrait d’agrément pouvant durer jusqu’à trois ans.
Cette décision trouve son origine dans la volonté des autorités d’assurer une compétition équitable entre les candidats, éliminant ainsi les possibilités de triche par le biais de dispositifs électroniques. L’arrêté souligne que l’utilisation de ces appareils constitue une fraude potentielle qui pourrait compromettre l’authenticité des résultats et l’égalité des chances.
La mise en œuvre stricte de cette réglemention est vue comme une étape cruciale pour renforcer la confiance dans le système éducatif national. En conclusion, cette initiative vise à protéger l’essence même de l’évaluation académique, tout en promouvant une culture de mérite et d’intégrité parmi les étudiants tchadiens.