Le gouvernement insiste sur l’application des règles dans les universités pour garantir un cadre d’étude serein.

N’Djamena : le ministre d’État rappelle les obligations des institutions d’enseignement supérieur

Dans une récente circulaire, le ministre d’État Tom Erdimi a réaffirmé l’importance d’un environnement académique serein pour les établissements d’enseignement supérieur au Tchad.

Signée le 24 février 2026 à N’Djamena, la circulaire n°007 PR/PM/MESRSFP/SE/SG/DGESRS/2026 s’adresse aux responsables des universités et instituts, qu’ils soient publics ou privés, ainsi qu’aux membres du CNOU, des CFTP et de l’UNET. Tom Erdimi a souligné que la mission fondamentale de l’enseignement supérieur est de former des étudiants sur les plans intellectuel, moral et citoyen. Il a insisté sur le fait que les universités doivent rester des espaces dédiés à l’étude, à la recherche, à l’échange culturel et au respect des valeurs humaines.

Le document insiste également sur l’importance de l’application stricte des règlements internes dans chaque établissement. Ainsi, les responsables sont chargés de garantir un cadre de discipline, d’ordre et de normes académiques. Conformément à cette directive, chaque institution est invitée à sensibiliser ses étudiants sur leurs droits et obligations. En début d’année académique, chaque étudiant devra signer un engagement écrit pour respecter le règlement intérieur et la discipline. En cas de manquement, des sanctions conformes aux procédures réglementaires devront être appliquées.

Les chefs d’établissements ont la responsabilité personnelle de mettre en œuvre cette circulaire et seront tenus de rendre compte de toute difficulté rencontrée.

Ce rappel des obligations s’inscrit dans un contexte plus large, où la nécessité d’assurer un climat académique serein revêt une importance capitale pour la formation des futurs citoyens. Dans un pays où les défis sociaux et politiques sont nombreux, maintenir une institution éducative orientée vers le savoir et la tolérance est essentiel pour la construction d’une société pacifiée et éclairée. Les réactions des acteurs concernés, qu’ils soient enseignants ou étudiants, seront sans doute au rendez-vous pour évaluer l’impact de ces nouvelles mesures sur le paysage académique tchadien.