Le grand mensonge des carrières en or : Pourquoi les diplômés luttent dans l’ombre et ce que vous devez absolument découvrir !

Tchad : Comprendre le Chômage des Diplômés et Trouver des Solutions Durables

Introduction

Le Tchad, un pays riche en ressources et en potentiel humain, fait face à un défi majeur : le chômage élevé parmi les jeunes diplômés. Avec un taux officiel de chômage à seulement 1,09 % en 2024, selon la Banque Mondiale, cette statistique cache une réalité préoccupante. En effet, de nombreux diplômés sont laissés pour compte, en quête d’opportunités dans un marché de l’emploi saturé. Cet article explore en profondeur les facettes du chômage au Tchad, les causes sous-jacentes, ainsi que les solutions nécessaires pour transformer le potentiel des jeunes en véritables opportunités d’emploi.

Contexte du chômage au Tchad

Le taux de chômage au Tchad peut sembler relativement bas, mais cette affirmation masque une réalité bien plus complexe. Ce chiffre est trompeur car il ne tient pas compte des millions de jeunes diplômés qui, découragés, ne cherchent même plus à postuler à des emplois. Au cœur de cette problématique se trouve un marché du travail particulièrement rigide et inadapté aux besoins croissants des jeunes, conjugué à des dynamiques sociales qui exacerbent la situation.

Un marché du travail moribond

La majorité des jeunes du pays travaille dans le secteur informel, ce qui signifie qu’ils ne bénéficient ni d’un contrat de travail, ni de sécurité sociale. On estime que 80 à 90 % des actifs tchadiens sont engagés dans des activités non réglementées, telles que la vente ambulante ou les services de moto-taxis. Bien qu’ils soient considérés comme "occupés" dans les statistiques, ces travailleurs se retrouvent souvent dans une situation de précarité et de sous-emploi, ce qui augmente l’angoisse sur l’avenir.

Témoignages : des vies bouleversées par le chômage

Eric Tilabaye : Un diplômé perdu dans l’attente

Eric Tilabaye, diplômé en sciences politiques de l’Université de N’Djaména, témoigne de cette réalité déconcertante. En chômage depuis cinq ans, son parcours illustre le désespoir face à un environnement où le favoritisme semble régner en maître. "Je suis resté à la maison, à la recherche d’une opportunité qui ne venait jamais", confie-t-il. Ce témoignage est emblématique d’une génération de diplômés qui se heurtent à un marché de l’emploi lui-même en danger.

Mahamat Ali : La survie par le biais de la moto-taxi

De son côté, Mahamat Ali, titulaire d’un Master en relations internationales, a choisi de devenir moto-taximan pour subvenir aux besoins de sa famille. "Ici, tout se fait par favoritisme. J’ai préféré me concentrer sur ma moto pour nourrir ma famille", explique-t-il avec amertume. Son récit illustre comment le système peut piéger les jeunes, les forçant à abandonner leurs ambitions pour lutter quotidiennement pour vivre.

Les causes du chômage des diplômés

Manque de formation adaptée

L’une des principales raisons expliquant ce chômage élevé est la formation des jeunes qui ne cadre pas avec les besoins du marché. Les parcours académiques sont souvent déconnectés des réalités professionnelles, laissant les diplômés sans qualifications recherchées par les employeurs.

Absence de soutien à l’entrepreneuriat

Le manque de soutien à l’entrepreneuriat est également un obstacle majeur. Les initiatives visant à favoriser l’auto-emploi ou la création d’entreprises sont trop timides, laissant les jeunes sans moyens pour développer leurs idées. En outre, l’accès au financement reste trop limité.

Favoritisme et corruption

Le favoritisme dans les recrutements, en particulier au sein de la fonction publique, fausse le marché de l’emploi. Le manque de transparence dans les processus de sélection dissuade de nombreux jeunes d’investir leur énergie dans la recherche d’un emploi stable.

Des solutions nécessaires et concertées

Pour l’État

  1. Investir dans la formation professionnelle : L’État doit s’assurer que les programmes de formation soient adaptés aux besoins du marché. Cela implique une collaboration directe avec le secteur privé pour identifier les compétences en demande.

  2. Soutenir l’entrepreneuriat : Mettre en place des mesures incitatives pour favoriser l’entrepreneuriat, comme des prêts à taux réduit, des espaces de coworking et des formations en gestion d’entreprise.

  3. Promouvoir le secteur privé : Inciter les entreprises à embaucher des jeunes diplômés et créer des partenariats avec des organisations à but non lucratif pour faciliter l’intégration des jeunes dans le marché du travail.

  4. Recrutement transparent : Garantir que le processus de recrutement dans la fonction publique soit transparent et basé sur le mérite, en mettant en place des concours publics rigoureux.

  5. Créer un climat économique favorable : Établir des réformes structurelles visant à développer un climat économique stable, pouvant attirer des investissements étrangers.

Pour les jeunes

  1. Se former dans des secteurs porteurs : Les jeunes doivent choisir des domaines d’études en adéquation avec les tendances du marché de l’emploi.

  2. Développer l’auto-emploi et l’entrepreneuriat : Les diplômés doivent être encouragés à créer leurs propres opportunités plutôt que de dépendre des emplois traditionnels.

  3. Utiliser le numérique : Le digital peut servir de levier pour acquérir de nouvelles compétences ou promouvoir des services et produits.

  4. S’organiser en réseaux : Former des groupes de soutien et de réseautage pour partager les opportunités et s’entraider dans la recherche d’emploi.

FAQ : Questions Fréquemment Posées

Quel est le taux de chômage des jeunes au Tchad ?
Le taux de chômage officiel est de 1,09 %, mais cela masque une réalité où de nombreux diplômés sont découragés et ne sont pas comptés.

Pourquoi tant de jeunes travaillent-ils dans le secteur informel au Tchad ?
La majorité des jeunes n’ont pas accès à des emplois formels, souvent en raison du manque de postes disponibles et d’un marché du travail rigide.

Quelles sont les solutions à long terme pour le chômage au Tchad ?
Investissements dans la formation professionnelle, soutien à l’entrepreneuriat, et création de programmes de recrutement transparents sont essentiels.

Comment les jeunes peuvent-ils améliorer leurs chances d’emploi ?
En se formant dans des domaines porteurs, en utilisant technologie et réseaux pour se soutenir mutuellement.

Le favoritisme est-il un problème majeur dans le secteur de l’emploi au Tchad ?
Oui, le favoritisme dans les recrutements freine l’accès à des opportunités pour de nombreux jeunes qualifiés.

Conclusion

La problématique du chômage des diplômés au Tchad mérite une attention particulière et des actions concrètes. La jeunesse tchadienne possède un immense potentiel, mais pour qu’elle puisse en profiter, il est crucial que l’État et les individus travaillent ensemble. Ce partenariat peut transformer le savoir en véritable atout, plutôt qu’un fardeau.

La question se pose : quelles initiatives individuelles ou collectives seriez-vous prêt à entreprendre pour contribuer à cette lutte contre le chômage au Tchad ? Ensemble, il est possible de changer la narration et d’ouvrir de nouvelles pistes pour les jeunes en quête d’avenir.