Le Japon investit 5 milliards de FCFA pour moderniser l’irrigation au service de l’agriculture durable.
Ouagadougou : Le Burkina Faso et le Japon signent un accord de don de 5 milliards FCFA pour le développement agricole
Le gouvernement burkinabè a officialisé ce mardi 3 février 2026, à Ouagadougou, un accord de partenariat avec le Japon, visant à financer le projet de développement du garage de maintenance destiné aux installations d’irrigation, pour un montant de 5 milliards de FCFA.
Cette signature, effectuée entre le ministère des Affaires étrangères du Burkina Faso et l’ambassade du Japon, marque une étape significative dans le renforcement des infrastructures agricoles du pays. Le projet, qui comprend l’acquisition d’équipements lourds, a pour objectif de réhabiliter et d’aménager des zones d’irrigation ainsi que des bas-fonds, améliorant ainsi les capacités fonctionnelles des périmètres irrigués au Burkina Faso.
L’ambassadeur du Japon, Nagashima Jun, a souligné l’importance de cet engagement financier, qui témoigne de la solidité des relations entre les deux nations. Selon lui, ce soutien vise à promouvoir la production agricole au Burkina Faso et à s’inscrire dans un cadre de programmes novateurs et ambitieux.
Le ministre burkinabè des Affaires étrangères a expliqué que ce projet répond aux priorités stratégiques définies par l’initiative présidentielle pour la production agricole et l’autosuffisance alimentaire. À cet égard, il a insisté sur la nécessité de restaurer la capacité fonctionnelle du pays et de développer une agriculture résiliente, dans le but de surmonter les vulnérabilités existantes.
« L’autosuffisance alimentaire demeure notre objectif majeur. Chaque initiative pertinente, chaque partenariat sincère et chaque projet structurant est abordé avec discernement et détermination », a indiqué le ministre, reconnaissant ainsi l’importance de la coopération internationale dans la réalisation de cet objectif.
Ce partenariat entre le Burkina Faso et le Japon, établi depuis environ soixante ans, couvre plusieurs secteurs allant de l’agriculture à la santé, en passant par la formation professionnelle, l’éducation et les infrastructures. Le ministre Traore a également remercié les autorités japonaises, mettant en avant que ce geste illustre un partenariat basé sur la confiance, la sincérité et le respect mutuel.
Au-delà de son aspect nucléaire, cet accord s’inscrit dans une dynamique plus large de soutien au développement humain au Burkina Faso. Dans ce contexte, le ministre a assuré que toutes les mesures nécessaires seraient mises en place par les départements techniques concernés pour garantir une mise en œuvre efficace et transparente du projet.
La signature de cet accord symbolise non seulement le soutien du Japon au Burkina Faso – souvent décrit comme le Pays des Hommes intègres – mais aussi un engagement partagé pour un développement durable, en phase avec les choix souverains du peuple burkinabè.