Le ministère de la Femme renforce son action pour l’autonomisation des femmes tchadiennes face aux défis sociaux.

La promotion des droits des femmes au Tchad au cœur des priorités gouvernementales

Le 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, sera marquée cette année par un engagement renforcé en faveur de la valorisation du capital humain féminin au Tchad.

Lors d’une récente conférence, la ministre de la Femme et de la Protection de la petite enfance, Kitoko Gala Ngoulou, a réaffirmé la volonté de l’État de placer la femme au centre du processus de transformation sociale et économique. Cet engagement découle d’une détermination des plus hautes instances du pays à promouvoir l’égalité de genre, un axe considéré comme essentiel par le gouvernement tchadien.

Kitoko Gala Ngoulou a souligné la contribution significative des femmes dans divers secteurs au Tchad, notamment l’éducation, l’économie, l’entrepreneuriat et la paix. Les femmes jouent un rôle crucial dans le développement national, et leur autonomisation est impérative pour surmonter les obstacles qui freinent leur progression. En ce sens, le gouvernement entend créer des opportunités d’emploi et d’innovation spécifiquement destinées aux femmes, afin de renforcer leur inclusion dans la vie économique du pays.

Les discussions avec les médias ont mis en avant l’importance de mettre en œuvre des politiques qui favorisent l’égalité des sexes et la promotion des droits féminins. Selon le ministère, l’autonomisation des femmes ne se limite pas à une question sociale ; elle représente également un facteur clé pour le développement durable et la cohésion sociale. Le Tchad aspire à construire une société plus stable, où les femmes peuvent pleinement exprimer leur potentiel.

Dans ce cadre, plusieurs initiatives ont été élaborées dans le cadre du programme SENAFETE 2026. Parmi celles-ci, le Hackathon InnovHer a rassemblé environ 500 jeunes femmes dans le secteur numérique, témoignant de l’impulsion donnée à l’entrepreneuriat féminin. D’autres concours nationaux auront lieu dans les domaines des sciences, de la technologie, de l’ingénierie, des mathématiques (STEM), ainsi que dans l’entrepreneuriat et les industries créatives. Ces événements culmineront en mars avec un dialogue entre les femmes et les autorités nationales, renforçant ainsi le lien entre les décideurs et les actrices du changement.

Le gouvernement a également lancé un appel à la mobilisation des institutions publiques, des organisations de la société civile, des partenaires techniques et financiers, ainsi que des médias, pour appuyer des initiatives en faveur des femmes. L’annonce des préparatifs pour la SEMAET 2026, consacrée au leadership et à l’innovation féminine, promet de solidifier cet élan en faveur d’un Tchad plus inclusif et équitable.

L’autonomisation des femmes et la promotion de leurs droits constituent donc une priorité stratégique pour le Tchad, tant au niveau social qu’économique. En mobilisant les ressources nécessaires et en renforçant la coopération entre les différents acteurs, le pays espère engendrer des transformations durables qui bénéficieront à toutes les couches de la société.