Le ministre Halata interpellé : Foncier et infrastructures urbaines au Sénat
Foncier et infrastructures urbaines : interpellation du ministre Mahamat Assileck Halata par le Sénat
Le mercredi 24 juin 2026, le Sénat a procédé à l’interpellation du ministre de l’Aménagement du Territoire, de l’Urbanisme et de l’Habitat, Mahamat Assileck Halata, concernant les problématiques des infrastructures urbaines et la prévention des risques environnementaux. Cette démarche, initiée par le sénateur Souleymane Mardo Touffa, intervient dans un contexte de préoccupations croissantes face aux enjeux de gestion foncière et d’urbanisation.
Lors de cette séance, le ministre Halata a présenté une situation alarmante concernant le secteur foncier. Il a dénoncé l’existence de réseaux illégaux impliqués dans l’attribution de terrains. Le ministre a particulièrement souligné l’émergence d’un véritable marché noir autour des terrains, où un colonel de l’armée serait impliqué dans des ventes nocturnes, en utilisant des signatures falsifiées du ministre et d’autres responsables du domaine.
En évoquant la corruption endémique, Mahamat Assileck Halata a mis en exergue la difficulté d’instaurer une gestion foncière transparente. « Le problème du foncier, il y a beaucoup de faux derrière. Il nous faut l’autorité de l’État pour l’instaurer et nous sommes en train de nous assumer là-dessus », a-t-il déclaré, soulignant le besoin d’une autorité étatique renforcée pour s’attaquer à ces pratiques frauduleuses.
Le ministre a également abordé les défis financiers liés à la mise en œuvre des politiques d’aménagement et d’urbanisme. Malgré les besoins criants, il a admis que son ministère fait face à des contraintes budgétaires sévères, affirmant : « Les 150 milliards, nous ne les avons pas. Je ne sais pas dans quelle caisse ils sont. Nous souffrons de problèmes de ressources. »
Le débat a permis de mettre en lumière l’ampleur des obstacles auxquels le ministère est confronté, mais a également mis en évidence la détermination des autorités à combattre ces dérives pour instaurer une meilleure gestion des terres. L’interpellation par le Sénat démontre le rôle crucial que joue le législatif dans la supervision et l’appui aux réformes nécessaires pour améliorer le cadre de vie urbain.
Cet échange entre le Sénat et le ministère semble être une étape importante vers la résolution des problèmes fonciers et urbains. Reste à voir comment le gouvernement adoptera des mesures concrètes pour résoudre ces défis complexes.