Le MSA/R alerte sur les défis critiques du pays

Le MSA/R marque son retour sur la scène politique : entre inquiétudes et appels à l’action

Lors d’une conférence de presse tenue le 15 février, le Mouvement socialiste africain rénové (MSA/R) a célébré son 24e anniversaire tout en effectuant sa rentrée politique pour 2026. Cette réapparition fut l’occasion pour le parti de dénoncer une situation nationale préoccupante.

Après une période de silence stratégique, le MSA/R reprend la parole. Son président, Ibrahim Ahmed Koulamallah, a expliqué que cette absence ne représentait ni un abandon, ni une approbation tacite de l’état actuel des choses, mais plutôt une pause nécessaire pour évaluer avec discernement la situation sociopolitique du pays. Selon lui, ce recul a permis d’observer les comportements réels des acteurs politiques.

Koulamallah a exhorté le président de la République à reconsidérer ses décisions face aux crises qui affectent divers secteurs, notamment la santé, l’éducation et la cohésion sociale. Il a critiqué les conseillers du président, les accusant de préférer flatteries plutôt que vérités difficiles.

Le leader politique a également fustigé la composition du Cadre permanent de dialogue politique, qualifiant les membres de cette instance de proches complaisants. Il a souligné une situation politique peu encourageante, soulignant le retrait temporaire du Groupe de concertation des acteurs politiques, un signal de malaise profond.

Pour le MSA/R, le pays traverse une période critique de son histoire, où les dirigeants semblent aborder leur rôle avec légèreté et manque de prévoyance. Le parti accuse une attitude égoïste généralisée qui néglige les intérêts collectifs.

Dans ce contexte, le MSA/R appelle le chef de l’État à engager un dialogue sincère avec tous les partenaires mécontents et impliqués dans la vie publique. Pour Ibrahim Ahmed Koulamallah, c’est seulement par une communication franche que la paix peut être restaurée dans le pays.

Ainsi, le MSA/R marque son retour avec un message clair : la nécessité d’un changement de cap urgent pour sortir de l’impasse actuelle et mettre fin à l’incertitude pesant sur l’avenir du pays.