Le Nigeria renforce son soutien à l’égalité des sexes pour un avenir meilleur pour les femmes
Le Nigeria adopte des mesures clés pour l’autonomisation des femmes
Lors de la récente déclaration nationale du Nigeria, la ministre des Affaires féminines et du Développement social, Iman Suleiman Ibrahim, a mis en avant un ensemble d’initiatives stratégiques visant à promouvoir l’autonomisation des femmes, leur protection sociale et un développement inclusif.
S’adressant à un auditoire international, la ministre a souligné que le Nigeria s’aligne sur les principes énoncés par le Groupe africain lors de cet événement, affirmant ainsi son engagement fort en faveur des droits des femmes. « La République fédérale du Nigeria adhère à la déclaration faite au nom du Groupe africain », a-t-elle exprimé. Elle a également noté que le pays se tient prêt à affirmer son engagement collectif à l’égalité des sexes, point essentiel pour une action inclusive et un développement durable.
En parlant de la direction politique du pays, Suleiman Ibrahim a mis en avant le programme emblématique du président Bola Ahmed Tinubu, dénommé « Espoir renouvelé », qui place les femmes et les familles au cœur des stratégies de développement. Dans ce cadre, elle a annoncé que 2026 sera proclamée comme l’Année des familles et du développement social au Nigeria, une décision essentielle qui souligne l’importance des structures familiales dans la stabilité sociale et le développement économique. « Cette déclaration historique reflète notre conviction que le renforcement des familles est crucial pour l’autonomisation des femmes et la protection des enfants », a-t-elle déclaré.
Le système de protection sociale a connu une expansion considérable au cours de la dernière décennie. En effet, il a progressé de moins d’un million de ménages en 2015 à près de dix millions en 2026, les femmes représentant plus de 70 % des bénéficiaires. « Cette extension constitue l’une des plus importantes évolutions du système de protection sociale en Nigeria depuis son indépendance », a ajouté la ministre, soulignant l’impact significatif de ces programmes sur les ménages vulnérables.
Au-delà de ces efforts, le Nigeria met également en œuvre des programmes spécifiques visant à favoriser l’autonomisation économique des femmes. La ministre a mentionné l’Intervention à impact social « Espoir renouvelé 7074 », qu’elle décrit comme l’un des plus grands investissements nationaux pour les femmes sur le territoire. Ce programme vise à surmonter les barrières structurelles que rencontrent les femmes dans différents domaines, notamment l’accès à l’énergie propre, l’inclusion financière et l’autonomisation numérique.
Un des éléments clés de cette initiative est l’application mobile « Femmes heureuses », qui vise à centraliser les ressources destinées aux femmes et à les mettre en contact avec diverses opportunités. Cette plateforme mobile est conçue pour toucher des millions de femmes à travers le pays, amplifiant ainsi les effets bénéfiques des programmes gouvernementaux.
Parallèlement, le Nigeria renforce ses dispositifs de lutte contre les violences sexistes, notamment celles émergentes liées aux technologies numériques. Un cadre de protection a été développé pour améliorer la coordination entre les institutions dédiées et comprend un tableau de bord électronique national. Ce système facilitera le suivi des tendances et les rapports sur les incidents violents, en se focalisant sur les violences facilitées par la technologie. La ministre a précisé que des mesures de prévention et de soutien aux victimes sont mises en place pour contrer ces nouvelles formes de violence.
Au niveau économique, le Nigeria reconnaît l’importance du travail de soins, souvent sous-évalué dans les politiques de développement. Pour atténuer le poids du travail de soins non rémunéré qui pèse sur les femmes, le gouvernement promeut des services tels que la garde d’enfants et les soins aux personnes âgées. « Nos politiques visent à réduire le fardeau du travail de soins non rémunéré et à favoriser l’autonomisation économique des femmes », a expliqué Suleiman Ibrahim.
La ministre a également mis l’accent sur des réformes récentes visant à améliorer la représentation des femmes dans l’économie nigériane. Une avancée majeure est la création d’un système d’achats publics inclusifs destiné à faciliter l’accès des entreprises féminines aux marchés publics. Ce changement de politique devrait créer davantage d’opportunités pour les femmes entrepreneures dans le secteur public. Elle a indiqué une augmentation significative du budget alloué aux initiatives en faveur des femmes, affirmant que le financement sensible au genre reste une priorité.
Cependant, malgré des progrès notables, la ministre a reconnu que la représentation des femmes au sein des instances politiques demeure insuffisante, avec moins de 10 % de sièges occupés par des femmes au parlement. Elle a exprimé son optimisme quant aux potentialités d’amélioration grâce à des réformes législatives en cours. Le projet de loi sur les sièges réservés représente une opportunité cruciale pour renforcer la participation des femmes dans la gouvernance élective.
En parallèle, le Nigeria œuvre à changer les normes de genre grâce à des initiatives culturelles poussant vers une masculinité positive, un aspect que la ministre estime fondamental pour atteindre l’égalité des sexes.
Enfin, le Nigeria maintient son engagement à renforcer la coopération internationale en matière de droits des femmes. Le gouvernement collabore avec des partenaires internationaux pour mettre en œuvre les engagements globaux au niveau local. Parmi les initiatives développées, les Villes CEDAW, qui intègrent les normes internationales relatives aux droits des femmes dans les structures municipales, sont mises en avant.
Présentant la Politique nationale pour l’enfance, Suleiman Ibrahim a indiqué qu’elle est en phase de validation, marquant ainsi la volonté du Nigeria d’engager une collaboration plus étroite au niveau international.
En somme, ces initiatives témoignent de la détermination du Nigeria à favoriser l’égalité des sexes à travers des réformes durables et des partenariats stratégiques. Le gouvernement souligne que l’autonomisation des femmes est une condition essentielle à la construction de sociétés inclusives et à l’atteinte d’un développement durable.