Le Ouaddaï intensifie sa lutte contre la PPR et la PPCB face à l’aggravation des tensions locales.
Lancement d’une campagne de vaccination au Ouaddaï : une étape cruciale pour l’élevage local
Le 29 janvier 2026, le village de Djarwa, situé dans la sous-préfecture d’Abéché rural, a accueilli une cérémonie officielle marquant le début d’une campagne de vaccination destinée à lutter contre deux maladies animales redoutées : la peste des petits ruminants (PPR) et la péripneumonie contagieuse bovine (PPCB). Initiée par les autorités locales, cette campagne revêt une importance particulière pour les éleveurs de la province du Ouaddaï.
La cérémonie a été présidée par le sous-préfet d’Abéché rural, Macki Adam Koubar, qui a exhorté les éleveurs à s’engager activement en faisant vacciner leur cheptel. Dans son discours, Koubar a souligné l’importance d’une vaccination généralisée pour améliorer la santé animale dans la région, un enjeu crucial pour la durabilité du secteur de l’élevage local.
La déléguée provinciale de l’Élevage et de la Production animale du Ouaddaï, Madame Souad Bremé Adam Baharé, a précisé que le programme de vaccination vise particulièrement deux catégories de bétail : 200 000 têtes de bovins et 100 000 têtes de petits ruminants. Concernant les coûts associés, la vaccination contre la PPCB sera facturée à 100 FCFA, tandis que celle contre la PPR sera entièrement gratuite. Ces mesures visent à encourager tous les éleveurs à participer à cette initiative sans contrainte financière.
La vaccination s’étalera sur une période de quatre mois et couvrira l’ensemble de la province, portant une attention particulière à la mobilisabilité des éleveurs, souvent confrontés à des défis liés aux maladies animales. Le secrétaire général de la province, Abakar Hissein Didigui, a affirmé que la vaccination est obligatoire, alertant sur d’éventuelles sanctions pour ceux qui choisiraient de ne pas y participer.
Cette campagne de vaccination est d’une importance vitale pour la santé animale et l’économie de la région. Les maladies comme le PPR et la PPCB sont des obstacles significatifs au développement de l’élevage, un secteur crucial pour l’économie locale. Les autorités sanitaires militent également pour une collaboration renforcée entre tous les acteurs du milieu afin de garantir le succès de cette initiative.
La mise en œuvre de cette campagne s’intègre dans un cadre plus large de mesures visant à contrer les impacts économiques négatifs engendrés par la prévalence de ces maladies. En encourageant une population d’éleveurs plus engagée et informée, les autorités espèrent non seulement améliorer la santé animale mais aussi contribuer au bien-être économique des familles dont les revenus dépendent de l’élevage.
Les éleveurs, en foule réunie au cours de l’événement, ont exprimé leurs préoccupations quant aux conséquences des maladies sur leurs cheptels. Plusieurs d’entre eux ont témoigné de pertes significatives lors de précédents épisodes épidémiques, reliant la nécessité de la vaccination à la pérennité de leur activité. Leur engagement à faire vacciner leurs bétails pourrait transformer le paysage de l’élevage au Ouaddaï, en stabilisant la production et en réduisant les risques sanitaires.
Ainsi, cette campagne de vaccination se positionne comme une réponse proactive aux défis rencontrés dans le secteur, tout en servant de base à des initiatives futures visant à améliorer la sécurité alimentaire et les conditions de vie des éleveurs de la région. En consolidant les bases sanitaires du cheptel, les acteurs locaux peuvent espérer une meilleure résilience face aux aléas économiques et climatiques, contribuant à une croissance durable du secteur de l’élevage.
La réussite de cette campagne, saluée par les professionnels du secteur, sera également observée à l’aune d’une mobilisation accrue des éleveurs et d’une sensibilisation accrue aux avantages de la vaccination. Une vigilance particulière sera requise pour suivre les résultats de cette initiative, déterminer son efficacité et ajuster les mesures en fonction des retours des éleveurs sur le terrain.
Dans cet élan d’optimisme pragmatique, les autorités de la province du Ouaddaï Misent sur la coopération étroite avec les éleveurs pour construire un avenir meilleur pour le secteur de l’élevage, un pilier fondamental de l’économie locale et de la sécurité alimentaire.