Le Premier ministre évalue les défis du secteur de la santé publique face à une crise croissante

Le Premier ministre fait le point sur la santé publique

Le Premier ministre, Amb. Allah Maye Halina, a dirigé ce mercredi 18 mars 2026 une réunion de suivi consacrée à l’évaluation du ministère de la Santé publique et de la Prévention.

Cette rencontre, symbolique de l’engagement du gouvernement dans la mise en œuvre du programme du chef de l’État, le Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno, s’inscrit spécifiquement dans le cadre du chantier n°10, qui vise à améliorer le secteur de la santé. En ouverture de séance, le Premier ministre a salué les progrès réalisés tout en appelant à une analyse réfléchie des performances du secteur.

Lors de son intervention, il a souligné l’importance d’obtenir des résultats tangibles, mesurables et immédiatement perceptibles par les citoyens, notamment en ce qui concerne l’accès aux soins et la qualité des services. Le ministre de la Santé, Dr Abdelmadjid Abderahim, a quant à lui présenté un taux d’exécution global de 71 % pour les actions prévues en 2025, en lien avec le chantier n°10.

Les données présentées revêtent une importance particulière, car elles touchent plusieurs axes essentiels à l’amélioration du système de santé. Parmi ceux-ci figurent le renforcement des infrastructures sanitaires, la promotion de la couverture santé universelle, le développement des ressources humaines et la digitalisation du secteur.

Malgré ces progrès, le ministre a évoqué des contraintes structurelles conséquentes, telles que le manque de personnel qualifié, l’irrégularité du financement public et les faiblesses du mécanisme de cofinancement qui pèse sur l’optimisation du système de soins. Ces défis constituent des obstacles majeurs à une évolution rapide et efficace de l’état de la santé publique.

Face à un tel constat, le Premier ministre a lancé un appel à une accélération des réformes. Il a insistant sur la nécessité de mobiliser davantage de ressources, d’améliorer la gouvernance dans le domaine de la santé et de renforcer la collaboration avec les partenaires techniques et financiers. Les priorités déclarées pour les mois à venir porteront sur la décentralisation du système de santé, l’amélioration des services par la digitalisation ainsi que la géolocalisation des infrastructures sanitaires, dans un souci de rendre les process plus transparents et efficaces.

À cette réunion ont également assisté le secrétaire général adjoint du gouvernement, Saleh Bourma, la secrétaire générale du ministère de la Santé publique et de la Prévention, plusieurs membres du cabinet du Premier ministre, ainsi que des équipes techniques du ministère. Cette composition souligne l’engagement collectif du gouvernement envers des réformes visant à améliorer les soins de santé pour la population.

Dans un contexte où la santé publique est plus que jamais au cœur des préoccupations citoyennes, ces discussions illustrent non seulement la volonté politique d’agir en faveur d’une meilleure prise en charge des populations, mais aussi le chemin qui reste à parcourir pour surmonter les nombreux défis persistants. Les actions entreprises dans les mois à venir seront décisives pour véritablement transformer le paysage de la santé dans le pays.