Le prix du cacao fixé à 1200 FCFA/kg : un enjeu crucial pour les producteurs en 2025-2026.

Le ministre de l’Agriculture annonce l’ouverture de la campagne intermédiaire du cacao avec un prix garanti de 1 200 FCFA/kg

Le 4 mars 2026 à Abidjan, Bruno Nabagné Koné, ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, a officiellement lancé la campagne intermédiaire 2025-2026 du cacao, marquée par un prix garanti fixé à 1 200 FCFA par kilogramme.

Lors d’une conférence de presse, le ministre a expliqué que ce prix a été déterminé en tenant compte des analyses du marché international. En effet, une étude réalisée par le Conseil du Café-Cacao a révélé qu’avec un prix international tournant autour de 1 578 FCFA/kg, le prix bord champ pourrait chuter à 947 FCFA/kg si le mécanisme de stabilisation était appliqué de manière stricte. Cependant, conscient des difficultés rencontrées par les producteurs, le Président Alassane Ouattara a insisté pour que ce montant soit au moins supérieur à 1 020 FCFA/kg. Le ministre a également fait part d’une situation préoccupante, notant que les cours du cacao sur le marché international avaient enregistré une baisse significative de 70 % depuis décembre 2025.

Malgré cette conjoncture difficile, le ministre a affirmé que plus de 1,5 million de tonnes de cacao avaient été payées aux producteurs ivoiriens au prix de 2 800 FCFA/kg depuis le début de la campagne. Bruno Nabagné Koné a rappelé l’importance du mécanisme de stabilisation instauré depuis 2011, lequel garantit aux producteurs au moins 60 % du prix côtier, une mesure essentielle pour la pérennité de leur activité.

Entre les campagnes 2012-2013 et 2025-2026, cet engagement a été respecté. À titre d’exemple, le prix bord champ du cacao est passé de 700 FCFA/kg en 2012-2013 à un palier de 1 500 FCFA en 2023, culminant à 2 800 FCFA/kg pour la campagne principale de 2025-2026. Cette progression témoigne des efforts soutenus pour renforcer le secteur du cacao en Côte d’Ivoire, principal producteur mondial.

Cette annonce intervient dans un contexte mondial difficile pour les producteurs agricoles, où les fluctuations des prix peuvent gravement affecter les économies locales. De nombreux producteurs dépendent du cacao comme principale source de revenus, rendant ce soutien gouvernemental d’une importance capitale. La plus récente réforme de 2011, qui vise à stabiliser les prix et à protéger les producteurs, illustre la volonté des autorités de répondre aux besoins économiques des producteurs.

Les réactions à cette annonce sont variées. Certains agriculteurs expriment des craintes concernant les impacts de la baisse des prix internationaux sur leurs revenus à long terme, tandis que d’autres voient l’interventioun du gouvernement comme un signe positif en faveur de la durabilité de leur activité. De nombreux experts du secteur appellent également à une diversification des cultures pour réduire la dépendance au cacao et à une meilleure gestion des ressources afin de faire face aux aléas du marché.

En conclusion, l’ouverture de la campagne intermédiaire du cacao en Côte d’Ivoire avec un prix garanti de 1 200 FCFA/kg soulève des espoirs tout en mettant en lumière les fragilités d’un secteur agricole essentiel. Les efforts en cours pour stabiliser les prix et soutenir les producteurs sont cruciaux dans un contexte global de volatilité sur les marchés agricoles.