Le prix du poisson explose à N’Djamena : impact sur les ménages
Hausse des Prix du Poisson à N’Djamena : Les Consommateurs Exprimen leur Inquiétude
Augmentation Drastique des Prix
À N’Djamena, l’inquiétude grandit parmi les consommateurs face à une hausse significative des prix du poisson sur les étals. Ces augmentations rendent l’achat de ce produit, autrefois accessible, de plus en plus difficile. En l’espace de quelques mois, les tarifs ont quasiment doublé. Là où 1 000 francs CFA suffisaient auparavant, il faut désormais débourser entre 2 000 et 2 500 francs CFA pour la même quantité.
Témoignages des Consommateurs
Lilianne Laukar, résidente de la capitale, exprime son trouble face à cette fluctuation des prix. « Récemment, le coût du poisson est très instable. Il est parfois possible d’en trouver à un prix abordable, mais en d’autres jours, cela devient hors de portée », confie-t-elle après ses courses, ajoutant que malgré son achat du jour, la quantité n’est pas celle qu’elle souhaitait.
Explications des Vendeuses
Du côté des commerçantes, plusieurs raisons sont avancées pour expliquer cette inflation. Les difficultés d’approvisionnement et la diminution des captures y participent. Manenge Ousmane, trésorière de l’Union des organisations des femmes vendeuses de poissons, indique que certaines zones de pêche sont actuellement fermées. Cette restriction réduit ainsi l’offre disponible sur les marchés locaux.
Conditions Difficultes pour les Pêcheurs
Les conditions climatiques jouent également un rôle crucial. « Le brouillard sur le Lac Empêche souvent les pêcheurs de s’aventurer. En outre, la fermeture de la pêche sur le Chari par les autorités signifie que la majorité des poissons provient désormais du Lac, mais en quantité moindre », précise Ousmane. Les changements climatiques modifient davantage les périodes habituelles de pêche. « À ce moment de l’année, l’abondance devrait prévaloir. Malheureusement, le brouillard persiste, compliquant les sorties des pêcheurs », conclut-elle.
Impact sur la Population
Ce phénomène impacte particulièrement les ménages de N’Djamena, surtout en période de jeûne, pour qui le poisson reste un aliment essentiel. Malgré ces difficultés, le produit continue de se vendre, bien que l’acquisition devienne un défi pour beaucoup de familles de la capitale. Alors que les plaintes s’accumulent, la situation met en lumière des enjeux économiques et environnementaux complexes que les autorités devront aborder.