le procès d’élèves soldats : des témoignages qui s’entrechoquent et relancent le débat sur la violence juvénile
Deux jeunes militaires jugés pour le meurtre d’un camarade au camp de Moussoro
Deux jeunes militaires en formation au camp de Moussoro sont menés devant la justice pour le meurtre de l’un de leurs camarades, tragiquement décédé au cours d’une bagarre.
Les événements se sont déroulés le 26 février 2026, lorsque les deux accusés ont comparu devant le tribunal de grande instance de N’Djamena. Ils sont impliqués dans une altercation fatale qui a eu lieu au sein de leur centre d’entraînement. Selon les premières investigations, une dispute aurait éclaté entre quatre militaires, mais seulement deux d’entre eux étaient présents lors de l’audience, les deux autres ayant manqué à leur convocation.
Le père de la victime a partagé son traumatisme avec le tribunal. Il a raconté avoir été contacté par un responsable du camp, qui lui a informé que son fils avait été poignardé lors d’une bagarre. Malheureusement, l’issue a été fatale, et le jeune homme était décédé sur le coup. Les différents témoignages entendus au cours de la session ont révélé des versions contradictoires des événements.
L’un des accusés a relaté que la dispute initiale s’était produite à l’intérieur du camp et qu’il aurait poursuivi l’altercation à l’extérieur, en franchissant un mur. Il a mentionné que son co-accusé était présent et aurait été témoin de cet échange conflictuel. En revanche, le second accusé a confirmé la présence d’une dispute à l’intérieur, mais a nié avoir assisté à une bagarre à l’extérieur. Il a aussi soutenu ne pas avoir vu son camarade quitter le camp, ajoutant une couche de confusion à l’affaire.
Face à ces incohérences, la juge a décidé de suspendre l’audience, précisant que la suite du procès dépendrait de la comparution des deux autres militaires cités dans le procès-verbal. Cela souligne l’importance de recueillir l’ensemble des témoignages afin d’établir les circonstances précises de ce drame.
Cet incident tragique et la manière dont il se déroule devant les tribunaux mettent en lumière les défis que rencontrent les forces militaires en matière de discipline et de gestion des conflits. Le meurtre d’un militaire par ses camarades soulève des questions cruciales sur la sécurité et l’encadrement au sein des centres de formation.
Le procès se poursuivra, la date de l’audience suivante étant encore à déterminer. La recherche de la vérité sur les circonstances ayant conduit à cet acte violent reste primordiale pour rendre justice à la famille de la victime et pour la communauté militaire.