Le SET de N’Djamena accuse le gouvernement de mépris et sollicite l’intervention présidentielle

Enseignants tchadiens en colère : tensions entre le syndicat et le gouvernement

Le Syndicat des enseignants du Tchad (SET) a exprimé son mécontentement jeudi 12 mars, suite aux propos jugés conflictuels du ministre de l’Éducation nationale, Dr Aboubacar Assidick Tchoroma.

Lors d’une conférence de presse, Abdelkadre Djibia, Secrétaire général de la section de N’Djamena, a reproché au ministre ses récentes déclarations, notamment celle concernant le paiement retardé du salaire de février. Ce dernier ne serait versé qu’à la fin du mois de mars et comprendrait des retenues pour les jours de grève.

Abdelkadre Djibia a dénoncé cette décision comme étant non seulement inappropriée d’un point de vue administratif, mais aussi irrespectueuse envers les enseignants. Selon lui, une telle mesure représente une atteinte aux droits fondamentaux et va à l’encontre des conventions internationales, telles que la Convention n°87 sur la liberté syndicale, ratifiée par le Tchad.

Il a souligné que le ministère ne devait pas suspendre ou retarder les salaires, acte perçu comme un abus de pouvoir, puisque ce ministère n’est pas l’employeur direct.

Djibia a également salué la détermination des enseignants de N’Djamena, louant leur engagement à poursuivre l’enseignement malgré des conditions financières difficiles, surtout en cette période de Ramadan et de Carême.

Enfin, le SET a annoncé deux requêtes incontournables au gouvernement : le paiement immédiat et total des salaires de février, ainsi que la reprise rapide des négociations pour améliorer les conditions de vie et de travail des enseignants.

L’avenir des relations entre le SET et le ministère dépendra de la réponse à ces exigences, symbolisant un enjeu crucial pour l’éducation au Tchad.