Le SET de N’Djamena lance un préavis de grève de deux semaines, un impact imminent sur les services publics.

Grève des enseignants au Tchad : le syndicat de N’Djamena annonce un préavis de deux semaines

Le syndicat des enseignants du Tchad (SET), section de N’Djamena, a décidé de lancer un préavis de grève de deux semaines à l’issue de son assemblée générale tenue le 31 janvier 2026.

Lors de cette réunion, les enseignants ont débattu des préoccupations croissantes liées à la négligence du statut des enseignants par les autorités gouvernementales. En effet, ils demandent que le décret n°2850, qui établit un statut particulier pour les enseignants, soit rapidement intégré dans les mesures gouvernementales. Selon les propos d’Abdelkadre Djibia, secrétaire du syndicat, cette décision constitue une "dernière chance" accordée au gouvernement pour répondre aux demandes légitimes des enseignants.

Le préavis expire le 14 février prochain, date à laquelle les enseignants se réuniront à nouveau pour décider des actions à mener si aucune avancée concrète n’est constatée. Ce délai souligne l’urgence d’une réponse du gouvernement, alors que les enseignants vivent une situation difficile en raison de conditions de travail jugées insatisfaisantes.

Ce climat de tension intervient dans un contexte où les enseignants tchadiens ont déjà exprimé leur mécontentement à plusieurs reprises ces dernières années, souvent sans les résultats escomptés. Les syndicats enseignants ont fait entendre leur voix lors de multiples mobilisations, mais les revendications n’ont pas toujours été prises en compte de manière satisfaisante par les décideurs politiques. Cette situation a engendré un sentiment de frustration croissant parmi les enseignants, qui estiment que leur rôle essentiel dans la formation de la jeunesse n’est pas suffisamment valorisé.

La question du statut des enseignants est d’une importance capitale, non seulement pour les concernés, mais également pour l’ensemble du système éducatif au Tchad. L’absence d’un cadre réglementaire clair et adapté pour les enseignants peut avoir des répercussions notables sur la qualité de l’éducation fournie, ce qui pourrait, à terme, nuire aux générations futures.

La mobilisation actuelle démontre une volonté de la part des enseignants de défendre non seulement leurs droits, mais aussi de garantir un meilleur avenir éducatif pour les élèves tchadiens. Les proches observateurs de la situation s’attendent à suivre de près l’évolution de ce mouvement, notamment en fonction de la réaction du gouvernement dans les jours à venir.

Alors que le pays s’engage dans une période d’incertitude, la réaction des autorités à ces revendications pourrait façonner l’avenir du secteur éducatif au Tchad. Peu importe le dénouement, la question de la valorisation des enseignants ne pourra plus être évitée.