Le SET du Barh-Kôh rassure : pas de grève à l’horizon pour les usagers
Tension au sein des syndicats d’enseignants dans le Barh-Kôh et le Moyen-Chari
Une réunion tenue récemment par les militants des syndicats d’enseignants a suscité des inquiétudes quant à l’application du décret 2850, provoquant un climat de frustration parmi les participants.
Les militants étaient rassemblés pour discuter de divers sujets, parmi lesquels figuraient la planification des futures activités, l’élaboration d’un budget prévisionnel et divers autres points d’intérêt. Cette rencontre, à laquelle ont pris part de nombreux membres actifs, s’est déroulée dans le cadre d’un environnement marqué par des tensions croissantes.
Au cours des débats, le secrétaire départemental du Syndicat des Enseignants du Tchad (SET) du Barh-Kôh, Riradjim Seraphin, a remonté la problématique qui inquiète de nombreux enseignants : l’absence de progrès dans l’application du décret 2850. Selon lui, cette situation d’angoisse résulte des longues négociations en cours entre le gouvernement et les syndicats, sans qu’aucune avancée notable ne soit observée.
Mayenane Temadji, secrétaire général provincial du SET du Moyen-Chari, a tenté de tempérer les inquiétudes en affirmant que le syndicat comprend parfaitement les préoccupations des enseignants. Il a également précisé qu’aucun appel à la grève n’a été officiellement formulé, tant dans le Barh-Kôh que dans la province du Moyen-Chari. Néanmoins, les tensions qui ont émaillé cette réunion témoignent d’un malaise persistant.
Malgré ces tentatives de clarification, une partie des militants a exprimé son mécontentement. Certains ont regretté l’absence d’un mot d’ordre officiel pour une éventuelle grève, incitant à une réflexion sur la légitimité des demandes des enseignants. Cette discussion s’est achevée sur une note d’incompréhension, laissant les participants dans l’incertitude, et sans décision majeure concernant leurs actions futures.
Cet épisode ne fait que rappeler un climat de défiance qui s’est installé depuis quelque temps entre le gouvernement et les syndicats d’enseignants. La question de l’application des décrets liés aux conditions de travail des enseignants semble être au cœur des préoccupations, alimentant des sentiments doutes et frustrations parmi les professionnels de l’éducation.
L’absence de résolution dans ce dossier pourrait avoir des conséquences sur la reprise des activités scolaires et la relation déjà fragile entre les syndicats et les autorités compétentes. La vigilance demeure de mise alors que les enseignants continuent de revendiquer des conditions de travail mieux définies et respectées. La nécessité d’un dialogue constructif apparaissant comme une voie essentielle pour éviter une aggravation des tensions à l’avenir.