Le SET du Mandoul incite ses membres à reprendre le travail face à une crise imminente

Reprise des cours au Mandoul après suspension de grève par les enseignants

Les enseignants de la région du Mandoul, au Tchad, sont invités à reprendre le travail ce mardi 24 février, après une suspension de grève initialement décidée lors d’une Assemblée générale extraordinaire.

Lors d’une réunion exceptionnelle tenue le samedi 21 février, les membres du Syndicat des Enseignants du Tchad (SET), section du Mandoul, avaient voté à l’unanimité en faveur d’un arrêt de travail. Cette décision a été prise dans un contexte de revendications professionnelles, bien que la grève n’ait pas suivi la procédure habituelle. Le Secrétaire général de cette section, Nabolngar Nadingar, a depuis publié un communiqué exhortant les enseignants locaux à retourner dans les salles de classe.

La décision de reprendre les cours a été déterminée par le SET provincial qui estime que le mouvement de grève ne respecte pas les critères traditionnels des revendications éducatives. « Le SET provincial ne se reconnaît pas dans ce mouvement », a précisé Nabolngar Nadingar, justifiant ainsi la reprise des activités pédagogiques.

Cette situation reflète des tensions récurrentes au sein du secteur éducatif tchadien. Les enseignants manifestent souvent pour des salaires et conditions de travail améliorés. La reprise des cours, bien qu’attendue aujourd’hui, reste suspendue aux décisions futures du Bureau exécutif national du syndicat qui, lui, pourrait proposer de nouvelles directives.

Les autorités locales espèrent éviter une perturbation prolongée du calendrier scolaire alors que les enseignants se préparent à accueillir de nouveau les élèves. La situation reste sous observation étroite pour garantir que le dialogue entre les parties prenantes aboutisse à des solutions durables.

Alex Loubadjo Djassibaye