Le sous-préfet d’Am-Habilé en mission pour apaiser les tensions sur les couloirs de transhumance

Am-Habilé : inspection des couloirs de transhumance par le sous-préfet Noh Idriss

Le sous-préfet de Am-Habilé, Noh Idriss, a récemment mené une mission de contrôle pour s’assurer du bon état des couloirs de transhumance, alors que les éleveurs nomades commencent leur migration vers le sud du pays.

Le mardi 14 octobre 2025, Noh Idriss s’est rendu dans différentes zones de la sous-préfecture de Am-Habilé, située dans le département d’Aboudeïa, province du Salamat. Cette inspection a eu lieu à un moment crucial, alors que les éleveurs, après avoir passé plusieurs mois au nord, se dirigent à nouveau vers les régions méridionales. Ceux-ci s’y installent pour la saison sèche, avant de reprendre leur cycle traditionnel de nomadisme.

La sous-préfecture d’Am-Habilé est un carrefour essentiel pour ces transhumants, mais elle est également connue pour ses tensions récurrentes entre éleveurs et agriculteurs. Ces conflits émergent souvent autour des couloirs de transhumance, qui sont vitaux pour la migration des troupeaux et le passage des éleveurs. Dans ce contexte, le rôle du sous-préfet est d’autant plus important pour garantir une coexistence pacifique entre ces deux communautés.

Pour anticiper d’éventuels désaccords, Noh Idriss a pris des mesures proactives. À la veille de sa mission, il a organisé une rencontre avec les acteurs locaux, notamment des représentants des éleveurs et des agriculteurs, pour discuter des meilleures pratiques à mettre en œuvre durant cette période de migration. Ces échanges ont permis de soulever les préoccupations des deux parties et d’établir des propositions concrètes pour améliorer la circulation tout en préservant les espaces agricoles.

Au cours de sa visite sur le terrain, le sous-préfet a pu évaluer l’état des principaux couloirs de transhumance. À l’issue de sa mission, il a exprimé sa satisfaction quant à l’état dégagé des voies empruntées par les éleveurs, confirmant qu’aucun incident ni friction n’ont été rapportés jusqu’à présent. Ce bilan positif est crucial, car il témoigne de la capacité de la localité à gérer un parcours souvent délicat, renforçant ainsi la cohésion sociale et la paix.

Les initiatives mises en place pourraient servir de modèle pour d’autres régions du pays confrontées à des tensions similaires. Elles démontrent également l’importance d’un dialogue continu entre les différents acteurs du secteur agropastoral. Le succès de cette mission de contrôle souligne la nécessité d’une coordination efficace pour éviter les conflits et favoriser un climat de confiance entre éleveurs et agriculteurs, qui partagent un même territoire.

En somme, la mission du sous-préfet Noh Idriss va au-delà d’une simple inspection ; elle symbolise également un effort de médiation essentiel à la préservation de la paix au sein de la communauté de Am-Habilé. Les mesures préventives adoptées et le dialogue instauré offrent une lueur d’espoir pour une gestion harmonieuse des ressources et des espaces communs.