Le Tchad compromet sa candidature à la présidence de l’ASECNA
Candidature Retirée Inopinément : Le Cas de Youssouf Mahamat à l’ASECNA
La décision soudaine de retirer Youssouf Mahamat de la course à la présidence du Conseil d’administration de l’ASECNA soulève des interrogations sur les dynamiques internes étatiques et diplomatiques.
Le candidat tchadien, Youssouf Mahamat, ancien Directeur général de l’ASECNA, a vu sa candidature se retirer sans explication officielle. Le vote, prévu le vendredi 30 janvier lors d’une visioconférence présidée par la ministre tchadienne des Transports, Fatimé Goukouni, s’est déroulé sans lui. Des règles claires avaient encadré l’appel à candidatures pour ce poste vacant à compter du 1er mai 2026, et la candidature de Mahamat avait été avalisée par les plus hautes instances de l’État tchadien.
En dépit de cette validation, et sans aucune notification préalable à Mahamat, le retrait a eu lieu. Ce geste inexplicable est d’autant plus surprenant étant donné le profil remarquable de Mahamat, unanimement reconnu pour ses contributions au secteur aéronautique en Afrique, son parcours ayant été chaleureusement salué par le Comité des ministres de l’ASECNA.
Des spéculations ont circulé concernant cette volte-face, évoquant une crainte de nouvelle défaite diplomatique, ou encore un prétendu consensus autour d’un autre candidat ivoirien. Cependant, ces hypothèses ne semblent pas suffire à expliquer le manque de soutien manifeste de l’État pour son candidat. Ce retrait met en lumière une attitude de désengagement qui nuit aux ambitions des talents tchadiens sur la scène internationale.
Le retrait de Mahamat n’est pas qu’une simple opportunité perdue, mais témoigne d’une crise de confiance plus vaste entre l’État et ses ressources humaines qualifiées. Les implications pour la diaspora et la capacité d’attirer des professionnels de haut niveau sont préoccupantes. Cette décision alimente une perception négative persistante d’un manque de soutien de la part des institutions nationales.
En définitive, cette situation soulève des questions fondamentales sur l’engagement de l’État en faveur de ses propres talents. Pour les nations, l’enjeu n’est pas l’absence d’échecs, mais la capacité à soutenir ses candidats avec constance et fidélité. L’absence de cette perspective est un signe inquiétant d’abandon au profit d’intérêts mal définis.