Le Tchad prévoit une croissance économique de 6,2 % en 2026 : un espoir pour l’avenir.
Le Comité National Économique et Financier du Tchad Analyse la Conjoncture Économique
Le 6 mars 2026, à N’Djamena, le Comité National Économique et Financier (CNEF) du Tchad a tenu sa première session ordinaire de l’année sous la présidence de Tahir Hamid Nguilin, ministre d’État en charge des Finances.
Cette rencontre a rassemblé plusieurs figures importantes, dont Guibolo Fanga Mathieu, ministre du Commerce et de l’Industrie, Fatima Haram Acyl, ministre déléguée à l’Économie, ainsi qu’Yvon Sana Bangui, gouverneur de la BEAC. Le comité a analysé divers aspects économiques au niveau mondial, régional et national.
Au niveau international, le comité a relevé une série d’incertitudes économiques, influencées par des tensions commerciales généralisées, la montée du protectionnisme, et les conflits persistants en Ukraine et au Moyen-Orient. Ces éléments pèsent sur la stabilité économique mondiale.
Dans la sous-région, la BEAC a ajusté ses prévisions de croissance. Le ralentissement est notable avec une croissance de 2,4 % en 2025 contre 2,7 % l’année précédente. En revanche, l’inflation a montré un recul significatif, atteignant 2,2 % comparativement à 4,1 % l’année précédente, signe d’une certaine stabilisation économique.
Sur le plan national, le Tchad a connu une croissance du PIB réel de 4,9 % en 2025, marquée par un léger recul lié au secteur pétrolier. Cependant, un aspect positif est la diminution des pressions inflationnistes, avec une inflation passée de 5,7 % en 2024 à -2,6 % en 2025.
Pour 2026, le comité reste optimiste, anticipant une croissance de 6,2 % stimulée par les secteurs pétrolier et non pétrolier. Les indicateurs monétaires semblent également prometteurs, avec une augmentation des avoirs extérieurs nets et des réserves de change solides.
Le système bancaire tchadien et le marché des capitaux montrent aussi des performances encourageantes, avec une progression de 3,4 % du bilan agrégé des banques à la fin de 2025. En matière budgétaire, les recettes et dépenses ont été respectivement de 595 451 655 FCFA et 318 012 279 FCFA.
Enfin, le comité a abordé diverses questions, telles que le Taux Effectif Global au dernier trimestre 2025, l’ouverture potentielle de nouveaux dépôts de la Banque centrale, et la problématique de la surfacturation des services de mobile money au Tchad.
Cette session du CNEF s’est conclue sur un ton optimiste, laissant entrevoir des perspectives économiques prometteuses pour le Tchad en 2026.