Le Tchad sécurise un prêt du FADD et réforme son Fonds de solidarité pour renforcer son économie.

Le Tchad valide un nouvel accord de prêt avec le Fonds d’Abu Dhabi pour le développement

Le gouvernement tchadien a annoncé la ratification d’un important accord de prêt visant à soutenir le développement économique du pays.

Le décret N°085./PR/2026, promulgué le 14 février 2026, officialise la Loi N°001/AN-SENAT/2026, adoptée la veille, qui entérine un accord de prêt conclu entre la République du Tchad et le Fonds d’Abu Dhabi pour le développement (FADD). Cet accord, d’une portée significative, a pour objectif de financer des projets clés dans le secteur social et économique ticadien, permettant ainsi d’améliorer les conditions de vie des populations et de soutenir des initiatives de développement durable.

En parallèle, un autre décret, N°086/PR/2026, a également été promulgué le même jour, confirmant la Loi N°002/AN-SENAT/2026, qui se concentre sur la restructuration du Fonds national de solidarité et de soutien aux personnes vulnérables. Cette initiative, lancée dans un contexte de crise socio-économique aggravée, vise à renforcer les mécanismes d’aide envers les populations les plus fragiles du pays.

Cette double ratification s’inscrit dans un cadre plus large de reformes économiques et sociales dont le Tchad a urgent besoin, afin de redresser une situation économique marquée par une instabilité chronique. Les lenteurs administratives, couplées à des défis environnementaux et sécuritaires, mettent une pression accrue sur le gouvernement, qui cherche à diversifier ses sources de financement.

La ratification de ces lois a suscité des réactions variées au sein des acteurs du développement. Des ONG locales expriment leur espoir quant à l’impact positif que cette coopération avec le FADD pourrait avoir sur le terrain, soulignant la nécessité d’un suivi rigoureux pour garantir que les fonds parviennent effectivement aux populations visées. De leur côté, des économistes mettent en garde contre une dépendance excessive aux financements extérieurs, appelant à une gestion prudente et transparente des ressources.

En somme, ces accords ratifiés en ce début d’année 2026 témoigne de la volonté du Tchad de renforcer ses liens avec ses partenaires internationaux, tout en tentant de répondre aux enjeux urgents auxquels le pays fait face. La mise en œuvre des projets financés par le FADD sera un élément crucial pour juger de l’efficacité de cette collaboration et de l’engagement du gouvernement envers le développement durable.