« L’énergie solaire, un privilège inaccessible malgré un ensoleillement record »

Le Tchad, un pays riche en ensoleillement, peine à exploiter son potentiel solaire

Avec un ensoleillement annuel variant entre 2 000 et 2 600 heures, le Tchad se positionne comme l’un des pays africains disposant d’un des plus forts potentiels solaires. Cependant, cette richesse naturelle ne se traduit pas encore en un accès généralisé à l’énergie pour la population.

Dans les zones urbaines comme rurales, des milliers de ménages font face à des coupures fréquentes d’électricité. Dans ce contexte, l’énergie solaire apparait comme une solution viable et durable. Toutefois, le coût d’installation demeure un frein significatif pour de nombreuses familles. Par exemple, un kit solaire de base, capable de faire fonctionner quelques ampoules et une télévision, peut atteindre environ 253 000 FCFA. Un prix élevé, équivalent à près de cinq mensualités d’un fonctionnaire, dans un pays où les revenus sont souvent modestes.

Cette situation met en lumière un paradoxe apparent : le Tchad, riche d’innombrables ressources naturelles, se heurte à des difficultés pour accéder aux technologies nécessaires à leur exploitation. Beaucoup d’experts s’accordent à dire que pour démocratiser l’énergie solaire, des politiques publiques plus ambitieuses s’imposent, notamment par le biais de subventions, de financements adaptés et de programmes dédiés à l’électrification rurale.

Le défi reste de transformer cette abondance de lumière en une source d’énergie accessible et viable pour tous les Tchadiens. Dans un pays où le soleil brille presque chaque jour, l’enjeu de transformer cette richesse naturelle en électricité au service des populations demeure une priorité cruciale pour le développement énergétique du Tchad.