Les associations de personnes handicapées exigent la réouverture urgente de l’axe N’Djamena–Kousseré pour garantir leur mobilité
Appel au calme des organisations de personnes handicapées face à une situation préoccupante
Lors d’une rencontre récente avec les médias, Mberdoum Pierre, le secrétaire général des organisations de personnes handicapées, a lancé un appel à la responsabilité et à la sérénité au sein de sa communauté.
Les représentants des différentes associations se sont réunis pour discuter des préoccupations pressantes qui touchent leurs membres. Mberdoum Pierre a insisté sur l’importance de maintenir une lutte pacifique : « Nous, personnes en situation de handicap réunies au sein de nos organisations, appelons à la retenue et au sérieux de tous nos membres. Notre lutte doit rester pacifique et non violente, dans le respect des décisions des plus hautes autorités », a-t-il déclaré.
En outre, il a exhorté certains leaders associatifs à faire preuve de prudence, leur demandant d’éviter de pousser à des manifestations qui pourraient nuire aux efforts en cours pour la réouverture d’un axe routier vital pour la communauté. Cet appel intervient dans un contexte où le ministère de l’Action sociale, de la Solidarité nationale et des Affaires humanitaires est pressé de prendre des mesures concrètes. Les organisations ont fixé un délai de deux semaines au ministère pour agir. Dans le cas contraire, elles estiment que le ministère devra répondre aux conséquences qui pèsent déjà sur leur communauté, faite de difficultés d’accès à la logement, à l’éducation, et à la sécurité alimentaire.
Les responsables ont également sollicité des éclaircissements auprès de leur ministère de tutelle ainsi que de la Direction générale des Douanes et Droits indirects concernant les obstacles à la réouverture de cet axe, crucial pour plus de 90 % des membres de leur communauté. La nécessité d’une communication claire a été soulignée afin d’éliminer toute incertitude qui pourrait alimenter des tensions additionnelles.
Les organisations précisent que le non-respect du délai imparti pourrait les inciter à envisager d’autres actions pour faire entendre leurs revendications. Ainsi, cette situation reflète une inquiétude croissante face à des conditions de vie déjà précaires, dont les répercussions ne font qu’accroître le besoin d’une réponse effective et humaine de la part des autorités concernées.