les enseignants de chari-baguirmi lancent une grève de neuf jours, impact sur les élèves à prévoir

Les enseignants du Chari-Baguirmi réclament l’application du décret 2850

Réunis le 19 février 2026 à l’école du centre de Massenya, les enseignants de la section provinciale du Syndicat des enseignants du Tchad (SET) ont décidé de se mettre en grève pour exiger la mise en œuvre du décret 2850, relatif au statut particulier des enseignants.

Un mouvement unanime pour faire entendre leur voix

Les éducateurs du Chari-Baguirmi ont manifesté leur frustration face à l’absence de progrès tangibles dans les négociations concernant l’application de ce décret. Pendant cette assemblée générale, ils ont décidé de cesser le travail pendant neuf jours, du vendredi 20 au samedi 28 février 2026, avec la possibilité de prolonger ce mouvement si nécessaire.

Cette mobilisation s’inscrit dans un contexte de revendication des droits professionnels et vise à encourager le gouvernement à accélérer le processus en signant un protocole d’accord garantissant l’application effective du décret 2850. Les enseignants espèrent ainsi obtenir une reconnaissance adéquate de leur statut professionnel.

Contexte et implications plus larges

Cette grève s’insère dans un mouvement plus large de protestations observé dans le pays, où d’autres sections du SET, notamment à N’Djaména, ont également décidé de poursuivre leur mobilisation pour des raisons similaires. Ces actions témoignent d’une insatisfaction croissante parmi les enseignants face à la lenteur des réformes promises par les autorités.

L’impact de cette grève pourrait perturber le déroulement normal des activités éducatives dans la région, mettant en lumière les tensions persistantes entre le corps enseignant et le gouvernement sur des questions de reconnaissance professionnelle et de conditions de travail.

Perspectives d’évolution de la situation

Alors que les enseignants du Chari-Baguirmi campent sur leurs positions, la balle est désormais dans le camp du gouvernement. Une réponse rapide et constructive pourrait éviter une escalade du mouvement et permettre une reprise des cours dans des conditions apaisées, répondant ainsi aux aspirations légitimes des enseignants.

Cette situation illustre les défis persistants du secteur éducatif au Tchad et souligne l’importance d’un dialogue constructif pour parvenir à des solutions durables.