Les enseignants de Mongo dénoncent des interruptions de salaire, un impact sur l’éducation.
Les enseignants du Guéra confrontés à une interruption salariale inattendue
Des enseignants de la province du Guéra, en particulier dans la ville de Mongo, font face à une suspension de leurs salaires à la veille du mardi 24 février 2026.
À la suite d’informations concernant la disponibilité de leurs virements, plusieurs professeurs se sont déplacés vers leurs établissements dans l’espoir de percevoir leur rémunération. Cependant, ils ont découvert avec surprise que leurs salaires n’avaient pas été crédités. Cette situation a engendré un profond sentiment d’incompréhension et d’inquiétude parmi les enseignants, qui déplorent l’absence d’une notification officielle les informant de cette interruption.
Dans une déclaration récente, le ministre de l’Éducation nationale et de la Promotion civique, Dr Aboubakar Assidik Choroma, a expliqué que « les jours non prestés ne seront pas payés », une mesure ciblant principalement certains enseignants grévistes de N’Djamena. Toutefois, les personnels enseignants du Guéra soulignent qu’ils n’ont pas participé à cette grève et sont, pourtant, affectés par cette décision.
La situation financière de plusieurs enseignants se détériore, impactant la certification de la reprise des cours dans certaines écoles de la région. Au lycée de Mongo B, le censeur Ali Salim a constaté que bon nombre de ses collègues ont été touchés, entraînant une désorganisation de l’activité scolaire. « De nombreux enseignants sont repartis chercher d’autres moyens pour subvenir aux besoins de leurs familles », précise-t-il. Plusieurs établissements sont actuellement en train d’établir des listes pour identifier précisément les enseignants concernés, dans l’espoir d’un rétablissement rapide des rémunérations.
Les enseignants ont exprimé leur désir de voir les autorités clarifier leur situation et restaurer les salaires des agents touchés, afin d’éviter une perturbation prolongée du système éducatif local.