Les enseignants du Mayo-Boneye entament une grève d’une semaine : l’éducation en jeu
Mouvement de Grève des Enseignants au Tchad : Mobilisation pour les Droits Professionnels
La section départementale du Mayo-Boneye du Syndicat des enseignants du Tchad (SET) a pris une décision retentissante : un arrêt de travail d’une semaine, du 16 au 23 février 2026.
Lors d’une assemblée générale extraordinaire, qui s’est tenue le 16 février à l’école du centre de Bongor, les membres du syndicat ont exprimé leur mécontentement vis-à-vis du gouvernement. La colère est dirigée contre la non-application du décret n° 2850/PT-PRM/PM/MENPC/2025, signé en novembre dernier, qui promettait de réviser le statut des personnels éducatifs avec des augmentations salariales, des indemnités variées et de meilleures garanties sociales. Selon le syndicat, le gouvernement s’est montré de mauvaise foi concernant l’application de ce texte.
Le mouvement de grève, adopté à l’unanimité, implique un arrêt total des enseignements dans les établissements publics et privés par les enseignants titulaires. Le bureau exécutif départemental de Mayo-Boneye exhorte ses membres à suivre ce mot d’ordre avec rigueur, tout en restant mobilisés et unis dans la défense de leurs droits.
Ce mouvement s’insère dans un contexte de mécontentement croissant chez les enseignants au Tchad. D’autres sections du SET, dont celles de N’Djaména et du Logone Occidental, ont déjà engagé des actions similaires, attirant l’attention sur les revendications pour une application complète du décret.
Le mouvement témoigne de la détermination des enseignants tchadiens à obtenir des améliorations dans leurs conditions de travail, renforçant ainsi leur quête pour une reconnaissance équitable de leur rôle crucial dans la société.