Les enseignants menacent de mobiliser si le gouvernement ne révisent pas le décret 477 dans les cinq jours.

Les enseignants de N’Djaména en attente : une réunion décisive sur la grève

La réunion de la section de N’Djaména, réunissant des enseignants, s’est tenue récemment pour évoquer la situation actuelle concernant la grève qui avait été initialement prévue du 10 au 24 octobre.

Abdelkadre Djibia, Secrétaire Général de cette section, a précisé que le but de cette rencontre était d’informer les enseignants des derniers développements suite à la levée du moratoire. Malgré cette initiative, les participants ont exprimé leur méfiance à l’égard des promesses gouvernementales, décrivant leur sentiment d’être constamment "bernés". Un enseignant a déclaré : "Nous n’avons pas confiance."

Djibia a clairement indiqué que si le gouvernement réussissait à finaliser un accord d’ici samedi, le syndicat envisagerait de suspendre la grève. Actuellement, un délai de cinq jours a été accordé pour permettre aux négociations de progresser, ce qui représente une pause dans le mouvement. Tout au long de cette période, le Syndicat des enseignants et enseignants techniques (SET) communiquera les informations pertinentes selon l’évolution des discussions.

En cas de stagnation des progrès ou de frustration persistante, une nouvelle assemblée sera convoquée pour déterminer la suite à donner à cette mobilisation. Ce point souligne non seulement l’incertitude de la situation actuelle mais aussi la nécessité d’un dialogue constructif entre les différentes parties prenantes.

Outre ces préoccupations, des dissensions internes au syndicat ont été mises en lumière. Djibia a affirmé qu’il existait un manque d’harmonie avec le bureau national du syndicat, soulignant que certaines voix profitaient de ces divergences d’opinion pour exacerber les tensions, rendant ainsi la situation encore plus complexe. Cette division interne pourrait potentiellement nuire à la capacité du syndicat à faire front uni face au gouvernement.

Cette rencontre et les tensions subséquentes illustrent les défis considérables auxquels fait face le syndicat dans sa quête d’améliorations significatives des conditions de travail et d’un meilleur statut pour les enseignants. Les jours à venir seront déterminants pour savoir si le gouvernement parviendra à restaurer la confiance des enseignants et à éviter une reprise potentielle des grèves.

En somme, la situation des enseignants à N’Djaména reste tendue et incertaine, les acteurs s’interrogeant sur l’évolution de leurs relations avec les autorités. Les décisions qui seront prises dans les heures à venir pourraient bien redéfinir le paysage éducatif et social au Tchad.