Les enseignants tchadiens suspendent leur grève : un espoir pour l’éducation
Le Syndicat des Enseignants du Tchad Met Fin à sa Grève et Appelle à la Reprise des Cours
N’Djamena, 4 février 2026 – Après un mois de grève entamée le 5 janvier, le Syndicat Indépendant des Enseignants du Tchad (SIET) annonce la suspension de son mouvement de protestation. Les enseignants sont invités à reprendre les activités pédagogiques dès le 5 février 2026 sur l’ensemble du territoire tchadien.
La grève, initiée pour exiger la signature et l’application du décret 2850 établissant un statut particulier pour les enseignants, a engendré des perturbations significatives dans le secteur éducatif. Selon le Bureau Exécutif National du SIET, cette suspension vise également à dissiper les confusions entre les enseignants grévistes et ceux ayant abandonné leurs postes, confusion entretenue par le ministère de l’Éducation nationale et de la Promotion civique (MENPC).
Le SIET a également profité de cette annonce pour exhorter les responsables à tous les niveaux, en particulier certains chefs d’établissements accusés d’avoir un « esprit cynique », à faire preuve de responsabilité et de conscience professionnelle. Le vice-président du syndicat a rappelé l’importance pour les enseignants de rester vigilants face aux actions futures potentielles.
S’inscrivant dans un cadre plus large de tensions, cette grève des enseignants met en lumière les défis structurels du système éducatif tchadien. Elle s’insère également dans le contexte de la pression exercée pour obtenir la libération de Djimoudouel Faustin, président du SIET, récemment condamné à 12 mois de prison ferme. Cette condamnation a suscité des inquiétudes quant aux répercussions potentielles sur le mouvement syndical et la stabilité du secteur éducatif.
Le SIET a lancé un appel à la justice tchadienne pour garantir un procès équitable à Faustin, soulignant que des actions plus conséquentes pourraient être engagées si les conditions ne s’améliorent pas. Le syndicat met ainsi en garde que le gouvernement et le système judiciaire seraient tenus responsables de toute aggravation de la situation.
En conclusion, alors que les enseignants s’apprêtent à reprendre les cours, l’attention reste tournée vers les autorités gouvernementales pour voir si des mesures concrètes seront prises pour résoudre les revendications, stabiliser le secteur éducatif et éviter de futures mobilisations.
La suite des événements reste incertaine, mais le dénouement de cette grève pourrait servir de catalyseur pour des réformes plus larges dans l’éducation au Tchad.