Les États-Unis applaudissent les avancées en Centrafrique : un espoir pour la stabilité régionale

Avancées en République centrafricaine : une nouvelle évaluation des missions de l’ONU s’impose

Lors d’une récente séance d’information tenue par le Conseil de sécurité des Nations unies à New York, le 25 février 2026, le représentant adjoint des États-Unis, Andrew Curiel, a mis en lumière les progrès récents réalisés en République centrafricaine (RCA) tout en plaidant pour une réévaluation du rôle de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA).

Dans son allocution, Curiel a souligné l’importance des élections de décembre dernier, qualifiées de « jalon majeur » tant pour la RCA que pour l’efficacité de la MINUSCA. Selon lui, la récente tenue de ces élections démontre l’engagement des autorités centrafricaines à favoriser un processus politique pacifique, une avancée saluée par les membres du Conseil. Il a également évoqué les progrès réalisés depuis la signature de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en 2019.

D’après les témoignages recueillis, treize des quatorze groupes armés signataires de cet accord auraient entrepris un processus formel de démobilisation, avec neuf d’entre eux déjà considérés comme totalement dissous et désarmés. Parallèlement, le rétablissement de l’autorité de l’État a progressé de manière significative, avec une augmentation de 65 % du nombre d’agents publics déployés depuis 2024. Andrew Curiel a ainsi mis en avant les impacts positifs de ces avancées sur la situation sécuritaire dans le pays.

Néanmoins, malgré ces progrès indéniables, des défis continuent de peser sur la RCA. Les autorités américaines ont exprimé leur inquiétude face à l’insécurité qui persiste dans certaines régions, en grande partie en raison du conflit qui sévit au Soudan voisin et des contestations des autorités étatiques dans le sud-est de la RCA. Washington appelle donc à une réorientation des ressources de la MINUSCA vers des missions essentielles de sécurité dans les zones les plus touchées.

Au cours de cette intervention, Curiel a également souligné que les succès obtenus jusqu’à présent nécessitent une réévaluation de la posture de la mission onusienne. Un tel ajustement est d’une importance cruciale pour non seulement consolider les acquis, mais aussi pour permettre un transfert progressif de certaines responsabilités aux autorités centrafricaines. Le diplomate a insisté sur la nécessité pour ces dernières de poursuivre leurs réformes dans le secteur de la sécurité, en mettant l’accent sur la création de forces nationales professionnelles. Celles-ci devraient non seulement être capables de protéger les frontières du pays, mais aussi de garantir la sécurité des civils.

Andrew Curiel a ainsi rapporté que, bien que l’amélioration de la sécurité soit essentielle, le véritable indicateur de réussite résidera dans les conditions permettant à la MINUSCA de ne plus être indispensable. À cet égard, il apparaît évident que le chemin vers une stabilité durable et une souveraineté renforcée demeure semé d’embûches, mais les avancées réalisées jusqu’à présent offrent un véritable espoir pour l’avenir de la République centrafricaine.