Les États-Unis renforcent leur soutien aux corridors stratégiques du continent pour un développement durable.

Les États-Unis réaffirment leur soutien aux infrastructures en Afrique lors d’un événement à Addis-Abeba

Le 16 février 2026, Nick Checker, haut responsable du Bureau des affaires africaines au Département d’État américain, a pris la parole à Addis-Abeba, en Éthiopie, lors d’une rencontre organisée par le Corporate Council on Africa. Ce forum réunissait des dirigeants africains, des membres de l’Union africaine, des acteurs du secteur privé et des partenaires financiers.

Au cours de son intervention, Checker a renouvelé l’engagement des États-Unis à promouvoir des projets d’infrastructure stratégiquement importants sur le continent africain. Il a mis l’accent sur l’importance des corridors stratégiques, non pas seulement en tant qu’éléments d’infrastructure, mais comme des outils cruciaux pour l’intégration économique, le développement industriel et la compétitivité de l’Afrique dans un contexte global.

Checker a souligné la nécessité de passer « de la vision à la mise en œuvre », incitant les gouvernements, les institutions financières et les entreprises privées à collaborer pour transformer ces corridors en véritables moteurs de croissance et de commerce. Cette prise de position s’inscrit dans le cadre d’une initiative plus large, en partenariat avec la Commission de l’Union africaine, qui a vu la création du "Strategic Infrastructure and Investment Working Group".

Ce groupe de travail a pour objectif de rassembler les ressources financières américaines aux capacités de coordination politique de l’Union africaine. L’intention est de faire évoluer des priorités stratégiques vers des projets viables sur le plan financier, capables d’attirer des investissements privés substantiels. Checker a insisté sur l’importance d’identifier des projets commercialement viables et stratégiquement pertinents, tant pour les États-Unis que pour les pays hôtes, en harmonie avec l’Agenda 2063 de l’Union africaine.

Le mécanisme de travail vise également à mobiliser des financements à travers des institutions telles que la U.S. International Development Finance Corporation (DFC) et EXIM Bank, ainsi que par le biais de banques multilatérales de développement. Parallèlement, il soutiendra les réformes réglementaires nécessaires pour faciliter l’investissement.

Une initiative particulièrement notable est le projet pilote qui se concentre sur l’intégration régionale entre la République démocratique du Congo et le Rwanda. Ce projet, qui est mis à l’étude, servira de modèle avant une potentielle extension à d’autres régions du continent. En outre, Checker a spécifiquement mentionné les secteurs des infrastructures et des chaînes d’approvisionnement de minéraux critiques, affirmant que les compétences américaines et les ressources africaines pourraient générer des synergies stratégiques significatives.

La rencontre à Addis-Abeba intervient à un moment où les investissements en infrastructures en Afrique deviennent un enjeu majeur, tant pour le développement du continent que pour l’influence géopolitique mondiale. Plusieurs experts et leaders d’opinion estiment que l’amélioration des infrastructures pourrait jouer un rôle déterminant dans la facilitation du commerce intra-africain et la stimulation de l’industrialisation.

En conclusion, cette initiative des États-Unis s’inscrit dans un contexte de compétition accrue pour les ressources et l’influence en Afrique. Le succès du "Strategic Infrastructure and Investment Working Group" pourrait avoir des implications profondes non seulement pour le développement économique de l’Afrique, mais également pour les relations futures entre le continent et les États-Unis.