Les greffiers en grève sèche : la justice à l’arrêt du 11 au 18 mars
Le Syndicat des Greffes du Tchad déclenche une grève d’une semaine
Les membres du Syndicat national du personnel des greffes au Tchad (SYNAPGREF) ont décidé d’entamer une grève sèche d’une semaine, une décision prise lors d’une assemblée générale tenue le 10 mars au palais de justice de N’Djaména.
L’assemblée, organisée par le SYNAPGREF, a débouché sur un mouvement de grève qui s’étendra du 11 au 18 mars. Ce soulèvement fait suite à l’examen d’un préavis de grève adressé aux autorités, couvrant la période du 23 février au 9 mars. Les membres du syndicat ont exprimé leur frustration face à l’absence de réponse à leurs revendications concernant l’augmentation des indemnités et des primes de rendement.
Ngartebaye Enoch, président du SYNAPGREF, a tenu à galvaniser les membres en les encourageant à demeurer « fermes, inébranlables, soudés et mobilisés » dans leur initiative. Il s’agit d’une démarche visant à mettre une pression supplémentaire sur les autorités pour qu’elles prennent en considération leurs revendications légitimes.
Cette grève arrive dans un contexte marqué par de précédentes actions syndicales dans le secteur de la justice au Tchad, où le personnel des greffes déplore depuis longtemps un manque de reconnaissance de leur rôle crucial. Les membres du syndicat estiment que leurs conditions de travail actuelles ne reflètent pas l’importance de leurs tâches au sein du système judiciaire, et cette action s’inscrit donc dans une lutte plus vaste pour de meilleures conditions professionnelles.
Alors que le mouvement est en marche, il reste à voir comment le gouvernement répondra aux demandes du syndicat. Chacun espère que ce débrayage entraînera une solution constructive et satisfaisante pour toutes les parties concernées.