Les industriels de Farcha alertent sur le chaos de l’occupation illégale et interpellent les autorités.
Des Occupations Illégales Persistantes dans la Zone Industrielle de Farcha : Les Industriels Appellent à l’Action
La zone industrielle de Farcha, située au cœur du 1er arrondissement de N’Djamena, est confrontée à des occupations illégales récurrentes, malgré les indemnisations accordées par l’État.
Depuis plusieurs années, cette zone, autrefois dédiée exclusivement au développement industriel sous la présidence de feu N’Garta Tombalbaye, fait face à une menace grandissante. Les industriels, organisés en comité de défense des intérêts économiques, ont récemment intensifié leurs appels aux autorités compétentes pour mettre fin à ces incursions anarchiques qui entravent sérieusement leurs activités.
Les correspondances adressées au Ministre de la Justice ainsi qu’à celui de l’Aménagement du territoire révèlent la préoccupation croissante des opérateurs économiques qui s’inquiètent de la perte d’identité industrielle de Farcha. Autrefois bastion d’unités de production, la zone voit aujourd’hui son rôle crucial dans le développement économique compromis par ces occupations.
Les différends fonciers n’ont cessé de croître au fil des ans, opposant les premiers occupants aux entreprises installées légalement. Bien que l’État ait procédé à un recensement suivi de compensations financières pour apaiser les tensions, ces mesures n’ont guère suffi à résoudre le problème, comme l’indique le comité.
En dépit de ces indemnisations, les occupants illégaux continuent de s’installer de manière récurrente, perturbant gravement l’activité économique locale. Cette situation, devenue intenable, pousse les industriels à interpeller le ministère de la Justice pour une application stricte de la loi.
Face à cette impasse, le comité des industriels propose la constitution d’une commission interministérielle. Cette instance serait chargée de vérifier la régularité des occupations et d’identifier celles qui sont illégales, en procédant si nécessaire à l’expulsion des intrus conformément aux textes en vigueur.
Pour les opérateurs économiques de cette zone stratégique, la question dépasse la simple survie de leurs entreprises. Elle touche également à l’autorité de l’État et à la crédibilité des décisions prises par les pouvoirs publics. Ils espèrent vivement obtenir une réponse rapide et adaptée afin de restaurer non seulement l’ordre et la sécurité juridique, mais aussi la vocation industrielle de Farcha, essentielle pour l’économie nationale.
En conclusion, la situation à Farcha illustre un défi majeur pour les autorités tchadiennes : réaffirmer l’autorité de l’État face aux occupations illégales afin de garantir un cadre propice au développement industriel et économique du pays.