Les jeunes à N’Djamena mobilisés pour la paix et l’environnement

Jeunes du Bassin du Lac Tchad unis pour la paix environnementale

Un sommet crucial s’ouvre à N’Djamena, rassemblant des jeunes déterminés à renforcer la paix à travers des initiatives environnementales dans la région du lac Tchad.

Le sommet, débutant ce mardi 24 février à N’Djamena, capitale du Tchad, réunit des jeunes leaders du Cameroun, du Tchad, du Niger et du Nigeria. L’événement vise à impulser un élan pour la consolidation de la paix par des mesures environnementales. Organisé dans le cadre du Projet de Conservation du Bassin du Lac Tchad, et soutenu par Affaires Mondiales Canada avec la participation d’Alinea International et de la Commission du Bassin du Lac Tchad (CBLT) ainsi que d’autres partenaires africains et canadiens, ce sommet de trois jours s’engage à impliquer activement la jeunesse dans une dynamique positive.

Dans cette région, plusieurs défis se conjuguent : des conflits récurrents, le changement climatique, et la marginalisation socio-économique sévissent, touchant particulièrement la jeunesse, qui représente une part considérable de la population. Par exemple, au Niger, 50% des habitants ont moins de 15 ans.

L’objectif principal du sommet est d’améliorer les compétences des jeunes et des organisations qu’ils dirigent, afin qu’ils contribuent efficacement à la stratégie régionale de stabilisation, de relèvement et de résilience (RS SRR 2.0). Cette contribution est considérée comme essentielle pour bâtir une paix durable liée aux enjeux environnementaux.

Jaime Revenaz Webber, directrice de l’Association Canadienne pour les Nations Unies, a insisté sur l’importance d’un engagement actif des jeunes pour un avenir stable et équitable : « Ce sommet représente une opportunité unique pour ces jeunes de dialoguer sur les interactions entre changement climatique, dégradation de l’environnement et préservation de la paix. Nous espérons qu’une déclaration sur la paix environnementale émergera de ces échanges. »

Hycinth Banseka, directeur technique de la CBLT, a mis en lumière les défis sécuritaires croissants affectant les jeunes, tout en les considérant comme des vecteurs potentiels de résilience et de paix. Il a également encouragé les participants à s’impliquer pleinement dans le processus : « C’est une occasion pour briller, faites preuve de leadership en participant activement aux discussions. »

Youssouf Mahamat Adawi, secrétaire général adjoint du ministère de l’Environnement, a abordé le rôle pivot des jeunes dans la paix environnementale au Tchad en soulignant la nécessité de réduire la pollution, de renforcer la résilience climatique et de résoudre les conflits locaux autour des ressources naturelles.

À travers ces sessions de discussion et d’élaboration stratégique, le sommet espère forger des plans concrets favorisant la mise en place de réseaux internationaux solides et la formation d’alliances durables.

Ce rendez-vous devient ainsi une étape importante pour les jeunes du bassin du lac Tchad, offrant une plateforme pour traiter de l’interaction complexe entre défis environnementaux et dynamiques de paix, avec l’espoir d’une stabilité future renforcée.

En conclusion, ce sommet souligne la puissance de l’engagement de la jeunesse dans la résolution des problématiques actuelles de la région du lac Tchad, en se focalisant sur l’environnement comme vecteur de paix.