Les lauréats du CIESPAC interpellent le président pour sauver leur formation menacée
Tchad : Les étudiants du CIESPAC lancent un appel urgent au président pour résoudre leurs problèmes de financement
Le 20 novembre 2025, un groupe de 28 jeunes Tchadiens récemment admis au concours du Centre Inter-États d’Enseignement Supérieur en Santé Publique d’Afrique Centrale (CIESPAC) a adressé un appel pressant au président de la République. Ils cherchent une intervention urgente pour surmonter des difficultés financières qui compromettent le début de leur formation.
Dans une déclaration prononcée par leur porte-parole, Alloum Armel, ces étudiants se sont exprimés avec « humilité et profonde considération », qualifiant leur démarche de dernier recours. Malgré plusieurs tentatives infructueuses auprès des autorités, ils n’ont pas réussi à obtenir l’aide nécessaire pour leur intégration dans le programme de formation, prévu pour le 24 novembre 2025.
Actuellement, seulement quatre lauréats bénéficient d’un soutien financier de la part du CIESPAC, laissant 26 étudiants, admis en master et en licence, sans ressources pour commencer leur cursus. Alloum Armel a précisé que le directeur général du CIESPAC s’était récemment rendu au Tchad pour rencontrer le ministre de la Santé et discuter de la situation, mais aucune solution concrète n’a pu être trouvée.
Les lauréats ont également tenté d’obtenir des audiences auprès du Premier ministre et du ministre de la Santé pour exposer leurs inquiétudes, mais leurs démarches n’ont pas abouti.
Ils insistent sur le fait que cette formation en santé publique est essentielle pour le pays. Selon eux, elle permettra de renforcer les compétences cruciales dans des domaines comme l’épidémiologie, la gestion des services de santé, la santé communautaire, ainsi que l’hygiène et la sécurité sanitaire des aliments et de l’eau. Ces compétences sont vues comme indispensables pour faire face aux problèmes de santé persistants auxquels le Tchad est confronté.
Le groupe souligne que leur formation s’aligne avec les objectifs du Plan National de Développement, qui vise à améliorer l’accès aux services de santé essentiels dans le pays. Cette initiative est également liée aux ambitions de création de l’Institut National de Santé Publique du Tchad, qui a pour but d’endiguer les défis sanitaires actuels.
En investissant dans leur formation, les étudiants estiment que l’État investit dans des ressources humaines capables d’accompagner efficacement des projets de santé publique à long terme. Cela pourrait également contribuer à la création d’emplois qualifiés dans ce secteur vital. Le coût total estimé pour financer la prise en charge des 26 lauréats s’élève à 281 160 000 F CFA, selon les évaluations de la direction générale du CIESPAC.
Dans leur missive au président, les jeunes précisent qu’ils attendent une décision qui serve « l’intérêt supérieur de la nation » et se disent prêts à fournir toutes les informations nécessaires pour soutenir leur requête. Alloum Armel a conclu en affirmant que tous leurs espoirs reposent désormais sur le chef de l’État, à l’approche de la rentrée académique.
Cet appel du collectif met en lumière les défis budgetaires auxquels font face de nombreux étudiants dans le pays, alors que la formation en santé est cruciale pour répondre aux besoins urgents en matière de santé publique au Tchad.