Les ministres des Affaires étrangères s’unissent pour préparer un sommet décisif de l’AES
Réunion au sommet à Ouagadougou : les ministres des Affaires étrangères s’attaquent à la consolidation de la Confédération AES
Ce 26 novembre 2025, Ouagadougou accueille les ministres des Affaires étrangères du Burkina Faso, du Mali et du Niger, qui se réunissent pour discuter de l’avenir de la Confédération de l’Alliance économique et sociale (AES).
Les chefs de la diplomatie des trois États, Karamoko Jean Marie Traore pour le Burkina Faso, Abdoulaye Diop pour le Mali, et Bakary Yaou Sangare pour le Niger, se sont réunis dans la capitale burkinabè pour analyser les rapports élaborés par des experts durant les 48 dernières heures. Ces éléments doivent être présentés lors du prochain Conseil des ministres de l’espace confédéral, prévu pour décembre, avant d’être soumis à l’évaluation des dirigeants de la région, notamment le capitaine Ibrahim Traore, le général d’Armée Assimi Goïta et le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, lors d’un futur sommet.
En accueillant ses homologues, Karamoko Jean Marie Traore a souligné que cette rencontre constitue une occasion essentielle de faire le point sur les mesures mises en place depuis le premier sommet des chefs d’État en juillet 2024. L’objectif est de renforcer la dynamique confédérale qui lie les trois pays.
Les ministres sont donc chargés de rendre compte des avancées réalisées depuis la création de la Confédération. Ils s’appuient sur la feuille de route établie sous la présidence malienne, qui repose sur trois axes majeurs : la défense et la sécurité, la diplomatie, ainsi que le développement.
Les trois diplomates ont unanimement salué les progrès enregistrés dans divers domaines, notamment au niveau sécuritaire, diplomatique, et en matière de développement. Parmi les réalisations notables, on peut citer les avancées des Forces de défense et de sécurité sur le terrain, la mise en place de la force unifiée AES, ainsi que l’ouverture imminente de la Banque confédérale pour l’Investissement et le Développement (BCID-AES). D’autres mesures incluent l’inauguration de médias de l’AES et une coordination soutenue entre les pays membres de la Confédération.
Selon Bakary Yaou Sangare, ministre des Affaires étrangères du Niger, la rencontre d’Ouagadougou représente un moment décisif pour pérenniser les acquis réalisés et pour avancer dans la « construction architecturale de la Confédération ». Il a souligné l’importance des textes et instruments juridiques que cette réunion se propose d’examiner.
Abdoulaye Diop, également président de la cérémonie d’ouverture, a exprimé sa gratitude envers le Burkina Faso et le Niger pour leur soutien pendant la crise du carburant à Bamako. Il a affirmé que ces progrès témoignent qu’avec une vision politique claire et un engagement soutenu, les objectifs ambitieux fixés par les chefs d’État peuvent être atteints.
Cette réunion des ministres des Affaires étrangères, qui s’inscrit dans un contexte de renforcement de la coopération régionale, pourrait marquer un tournant significatif dans le travail de l’AES, avec des retombées potentielles tant sur le plan économique que sécuritaire pour les pays membres. En effet, alors que la région fait face à divers défis, le succès de ces dynamiques confédérales pourrait désamorcer certaines tensions et favoriser un environnement propice au développement.
Ainsi, les décisions qui seront prises lors de cette rencontre exigent une attention particulière, tant à l’échelle nationale qu’internationale. La Solidité des résultats obtenus par les ministres pourrait influencer les orientations futures de l’AES et la stabilité dans la région.