Les quartiers sud face à l’urgence : une situation alarmante qui interpelle.
Tensions foncières à N’Djamena : le quartier de Digangali en proie à un litige
Un différend foncier majeur secoue actuellement le quartier de Digangali, dans le 9ᵉ arrondissement de N’Djamena, exacerbant une situation déjà tendue par des revendications jugées abusives par les habitants. Ce conflit affecte également le quartier voisin de Gardolé-Djédid, où les craintes de nouvelles expropriations résonnent fortement dans un contexte de méfiance et de vulnérabilité.
Au cœur de cette crise, des individus se présentant comme propriétaires légitimes cherchent à reprendre possession de parcelles occupées depuis des années par des familles qui affirment détenir des documents légaux, y compris une décision de justice favorable. Pourtant, malgré cette reconnaissance légale, les pressions sur les résidents se poursuivent, engendrant un climat d’insécurité foncière palpable. De nombreuses familles, déjà éprouvées par des expropriations passées, redoutent des pertes supplémentaires qui risquent de les replonger dans une précarité déjà bien ancrée.
Sur le terrain, les habitants, soucieux de préserver leurs droits, ont ressenti la nécessité d’agir collectivement. Le 31 janvier 2026, une réunion a été tenue, rassemblant les riverains de Digangali et de Gardolé-Djédid, dans le but d’organiser une réponse concertée à cette crise. De cette rencontre est née une commission locale, dont les missions incluent le recensement des cas de litige, la centralisation des documents fonciers et l’établissement d’un cadre de dialogue avec les autorités administratives et judiciaires.
Les participants de cette réunion privilégient une approche pacifique, bien que déterminés à ne pas laisser leurs droits en pâtir. Dans ce climat d’incertitude, les riverains en appellent aux autorités gouvernementales pour qu’elles prennent conscience de leur situation précaire. Ils soulignent que leur dossier mérite une attention prioritaire, citant les décisions judiciaires préexistantes et les risques de troubles à l’ordre public qui pourraient résulter de ce litige complexe.
Les appels à une médiation rapide de la part des autorités compétentes se multiplient, tout comme les demandes de clarification des droits de propriété, afin de prévenir toute escalade de tensions. Dans un contexte où la pression démographique sur N’Djamena ne cesse d’augmenter et où la disponibilité de terrains urbains devient de plus en plus rare, ces conflits fonciers ne sont pas rares. Les habitants de Digangali et Gardolé-Djédid espèrent que l’intervention rapide des pouvoirs publics contribuera à une résolution juste et durable, assurant ainsi la paix sociale et la stabilité dans leurs quartiers respectifs.
Cette situation illustre les défis complexes auxquels font face de nombreuses communautés urbaines au Tchad, où les questions de propriété et les droits fonciers sont au cœur de la vie sociale et économique. Le règlement de ce différend sera essentiel non seulement pour les familles directement concernées, mais aussi pour l’avenir de la cohésion communautaire dans un N’Djamena en pleine expansion.