Les syndicats de l’éducation COSET et PSSET mettent fin à la grève pour discuter de nouvelles améliorations budgétaires.

Reprise des Cours au Tchad : Un Accord entre Syndicats et Autorités

À partir du 10 novembre, les cours reprendront dans tous les établissements scolaires du Tchad, marquant ainsi la fin de plusieurs semaines de tensions dans le secteur éducatif.

Le porte-parole du Comité d’Organisation des Syndicats de l’Éducation Tchadienne (COSET), Ousmane Mahamat Abakar, a annoncé cette décision conjointe avec Allara Djineibaye, porte-parole de la Fédération des Syndicats de l’Éducation du Tchad (PSSET). Cet accord, qui intervient après une série de revendications des enseignants, se traduit par un engagement fort à rétablir la normalité dans le paysage scolaire du pays. Tous les enseignants sont appelés à reprendre leurs fonctions jusqu’au 31 décembre 2025, ce qui témoigne d’une volonté claire de rétablir un climat de confiance entre les syndicats et le gouvernement.

Cette reprise des activités pédagogiques a pour objectif principal de permettre l’application effective du Décret N°2850, récemment signé, qui répond aux attentes formulées par les syndicats. Ce dernier vise non seulement à stabiliser le corps enseignant, mais également à garantir une paix sociale durable au sein des établissements scolaires. Les deux organisations syndicales insistent sur l’importance d’un retour à la normalité pour le bien-être des élèves, des enseignants et de l’ensemble du système éducatif.

Dans un contexte marqué par des manifestations et un climat de mécontentement, le COSET et la PSSET ont salué l’engagement des enseignants durant cette période compliquée. Ils ont également appelé à l’unité et à la vigilance, rappelant l’importance de faire respecter les engagements pris par les autorités. Au cours des dernières semaines, les établissements ont subi de multiples perturbations, et cette annonce de reprise constitue une lueur d’espoir pour les élèves qui attendent un rétablissement des cours.

L’impact de ce décret pourrait être considérable, non seulement pour la qualité de l’éducation, mais aussi pour le moral des enseignants et des élèves. Les syndicats, en appelant à la vigilance, montrent qu’ils sont conscients des défis à venir et se préparent à surveiller attentivement la mise en œuvre de cette nouvelle directive.

La signature du Décret N°2850 signifie également une reconnaissance des droits et des revendications des enseignants, un sujet qui a été au cœur des discussions ces dernières semaines parmi les professionnels du secteur. Avec cette décision, les autorités espèrent restaurer la confiance et encourager la collaboration entre les différents acteurs de l’éducation.

En somme, la reprise des cours constitue un moment clé pour le Tchad, alors que le pays cherche à sécuriser un avenir stable et serein pour son système éducatif. Les prochains mois seront déterminants afin de mesurer l’impact de cet accord et sa capacité à apaiser les tensions dans le secteur.