Les syndicats de l’éducation poursuivent la grève face à la suspension annoncée
Grève dans le secteur éducatif tchadien : le COSET et la PSSET maintiennent la pression
Le Collectif des Syndicats du Secteur de l’Éducation du Tchad (COSET) et la Plateforme des Syndicats du Secteur de l’Éducation du Tchad (PSSET) annoncent le maintien de la grève à l’échelle nationale, malgré les tentatives de suspension du mouvement par certaines instances, notamment le Syndicat des Enseignants du Tchad (SET) provincial de N’Djamena.
Dans un communiqué conjoint diffusé le 1ᵉʳ novembre 2025, ces deux organisations syndicales soulignent que la décision du SET n’est pas représentative de l’ensemble des syndicats du secteur éducatif. La grève, qui perdure depuis plusieurs semaines en raison de tensions non résolues, continuera jusqu’au 13 novembre 2025, date à laquelle une évaluation de la situation sera effectuée.
Les syndicats expriment une vive préoccupation face à l’inaction du gouvernement, estimant que le manque de volonté politique entrave la résolution de la crise qui touche le système éducatif tchadien. Dans leur communiqué, ils dénoncent également une approche sélective du dialogue engagé avec les autorités, appelant à une concertation inclusive et sincère permettant d’impliquer tous les acteurs du secteur.
Les représentants du COSET et de la PSSET rappellent leur engagement à défendre les droits des professionnels de l’éducation et se disent prêts à s’engager dans un dialogue constructif en vue de trouver des solutions durables. Allara Djimtibaye, porte-parole des organisations syndicales, souligne l’importance d’une communication ouverte et honnête pour sortir de cette impasse.
La situation actuelle a un impact considérable non seulement sur les enseignants et les élèves, mais également sur l’ensemble du système éducatif au Tchad. Les conflits récurrents entre les syndicats et le gouvernement s’inscrivent dans un contexte de mécontentement croissant face aux conditions de travail des enseignants, à la rémunération et aux ressources disponibles dans les établissements scolaires. Ce climat de tension est exacerbé par des revendications non satisfaites, telles que des augmentations de salaires et une amélioration des infrastructures scolaires.
Historiquement, le secteur de l’éducation du Tchad a connu des phases similaires de grève et de mobilisation. Les précédents mouvements sociaux ont souvent été le reflet d’inégalités persistantes au sein du système éducatif et d’une insatisfaction généralisée quant aux conditions de rémunération et de travail. Dans ce cadre, les organisations syndicales appellent à une réforme plus large du secteur, dans un pays où l’éducation constitue un enjeu majeur pour le développement de la jeunesse et la prospérité future.
Les prochaines semaines seront donc cruciales pour le gouvernement, qui devra trouver des solutions concrètes pour apaiser les tensions et répondre aux exigences des syndicats. La réponse des autorités pourrait déterminer non seulement l’avenir proche de nombreux élèves et enseignants, mais aussi l’orientation stratégique en matière de politique éducative au Tchad.
En conclusion, le maintien de la grève dans le secteur éducatif met en lumière les défis persistants auxquels le Tchad est confronté dans ce domaine. Les deux organisations syndicales restent déterminées à défendre les droits des travailleurs de l’éducation et appellent à un dialogue ouvert, afin de garantir la pérennité du système éducatif tchadien.