Les syndicats de l’éducation prolongent la grève : l’avenir des élèves en jeu.

Grève des enseignants au Tchad : le mouvement prolongé de deux semaines

Le Collectif des Syndicats du Secteur de l’Éducation du Tchad (COSET) et la Plateforme des Syndicats du Secteur de l’Éducation du Tchad (PSSET) ont décidé de prolonger leur grève, qui s’étendra maintenant jusqu’au 13 novembre 2025 à travers tout le pays.

Détails de la grève

Lors d’une assemblée générale extraordinaire tenue le 31 octobre 2025 à N’Djamena, les deux organisations syndicales ont annoncé cette décision en réponse à l’absence de réaction du gouvernement aux revendications des enseignants. La grève initiale avait débuté le 24 octobre pour demander une révision du décret n°477, qui concerne les primes et avantages sociaux des personnels éducatifs. Face au mutisme du gouvernement, qualifié de « mutisme assourdissant » par les syndicats, les enseignants semblent ne pas être entendus.

Importance des revendications

Les représentants syndicaux ont exprimé leur profond mécontentement face à l’attitude du gouvernement, qui, selon eux, ne prend pas en compte les préoccupations des acteurs du système éducatif. Dans un communiqué, Allara Dumtibaye, porte-parole du mouvement, a mis en lumière le ressentiment croissant parmi les enseignants, expliquant que le manque de communication et d’actions concrètes indique un certain mépris pour les difficultés rencontrées par le corps enseignant.

Cette grève survient dans un contexte délicat, où le secteur éducatif rencontre divers défis, notamment des conditions de travail jugées précarieuses. Les syndicats soulignent que l’absence de dialogue entre les autorités et les enseignants pourrait nuire à la qualité de l’éducation dispensée aux élèves et aggraver la situation déjà critique du système éducatif au Tchad.

Réactions et perspectives

Alors que les enseignants appellent à la mobilisation et se préparent à d’éventuelles actions futures, la question de la dignité et des droits des travailleurs de l’éducation reste au cœur des préoccupations. Les syndicats insistent sur la nécessité de rester vigilants et unis pour faire entendre leur voix.

Cette prolongation du mouvement illustre une tension qui pourrait avoir des répercussions significatives sur l’école, notamment en termes de programmation scolaire et d’examens. Les effets de ce conflit social ne touchent pas uniquement les enseignants, mais aussi l’ensemble des élèves et de leurs familles, qui se trouvent au centre d’un système en crise.

Face à cette situation tendue, le gouvernement n’a pas encore fait de déclarations officielles. Les prochaines semaines seront cruciales pour évaluer l’évolution de ce conflit et les réponses qui pourraient être apportées aux revendications des syndicats.

Le prolongement de cette grève marque une nouvelle étape dans une lutte qui pourrait durer, tant que les attentes des enseignants ne seront pas satisfaites.