Libye : la meurtrière d’une mère et de son bébé condamnée à mort

Libye : condamnation à mort pour le meurtre d’une mère et de son nourrisson

La cour criminelle de Wadi al-Haya a prononcé une peine de mort par fusillade à l’encontre d’une femme déclarée coupable du meurtre prémédité de Fatima Mohammed Ahmed Yahya et de son nourrisson, une affaire tragique qui a marqué la ville d’Ubari en 2020. Le verdict a également inclus une peine de six ans de prison avec travaux forcés et l’obligation d’afficher le jugement dans la zone des crimes ainsi que sa publication dans le journal officiel aux frais de la condamnée.

Les événements remettent en lumière un crime choquant qui a bouleversé la communauté. Selon les enquêtes, les faits se sont déroulés en 2020. La principale accusée, accompagnée d’un coaccusé, avait élaboré un guet-apens. Ils ont réussi à attirer Fatima chez elle, sous prétexte d’hospitalité. La victime, âgée de 24 ans, s’y est rendue en compagnie de ses deux jeunes enfants – une fillette d’un an et demi et un nourrisson de seulement trois mois.

Une fois à domicile, les assaillants ont ligoté et bâillonné Fatima avant de la strangler. Pour effacer leurs traces, ils ont déplacé les corps des victimes d’une manière horrifiante : celui de la mère et de son nourrisson a été abandonné dans une zone sablonneuse au nord d’Ubari, tandis que la fillette d’un an et demi a été laissée près d’un site de collecte de déchets. Le bébé âgé de trois mois a quant à lui été asphyxié avant que son corps ne soit caché dans une canalisation d’eaux usées. Les corps des victimes n’ont été découverts qu’après un long moment, atteignant un état avancé de décomposition.

L’enquête a été marquée par des manœuvres des suspects, notamment des tentatives de rejeter la responsabilité sur des innocents. Toutefois, grâce à des recherches approfondies, les autorités ont pu identifier les véritables auteurs des crimes et démêler les fausses pistes.

Le coaccusé, époux de la principale condamnée, avait été arrêté et interrogé par le parquet général. Après une évasion temporaire, il avait été repris mais est décédé des suites d’une maladie alors qu’il était en détention préventive. Ce décès a entraîné la cessation des poursuites à son encontre.

Le verdict prononcé par la cour de Wadi al-Haya est significatif dans un contexte où la justice fait face à de nombreux défis en Libye. Les familles des victimes espèrent que cette décision enverra un message fort contre ce genre de violence et de crimes horribles, tout en appelant à une justice plus systématique et efficace pour protéger les citoyens.