L’ISTIFAK Anakaza met en lumière les dérives inquiétantes de la jeunesse du BET
Mobilisation pour la jeunesse : une nouvelle étape pour l’association ISTIFAK Anakaza
Dans un contexte socio-économique difficile, l’association ISTIFAK Anakaza, sous la direction d’Achta Gounda, lance une nouvelle initiative pour soutenir la jeunesse de la région. Après quatre années d’activités, l’objectif principal est de contrer l’exode des mineurs vers les zones d’orpaillage, souvent liées à des dangers et à des conditions de vie précaires.
Achta Gounda, présidente de l’association, souligne que bien que des efforts aient été déployés, notamment pour lutter contre certaines dérives sur les réseaux sociaux et gérer les amendes locales, de nombreux défis demeurent. L’association souhaite maintenant s’attaquer aux causes fondamentales des problèmes rencontrés par la communauté, notamment le désespoir économique et l’absence d’opportunités.
À cette fin, ISTIFAK Anakaza prévoit de développer ses actions dans plusieurs domaines clés telles que l’éducation, la santé et la sensibilisation. Pour l’année scolaire à venir, l’association a l’intention de recruter une dizaine d’enseignants vacataires afin d’enrichir l’encadrement éducatif. De plus, l’intégration de personnel soignant, tel que des infirmiers, est envisagée pour répondre aux besoins médicaux locaux. Une collaboration avec les écoles coraniques se dessine également, dans le but d’adopter une approche communautaire intégrée.
La question de la jeunesse est particulièrement préoccupante. De nombreux mineurs abandonnent l’école et se dirigent vers les zones aurifères, en particulier vers le Soudan et le Tibesti, à Kouri Bougoudi. La présidente déclare : « Ils partent et ne reviennent jamais avec rien. Personne n’a jamais construit une maison avec cet or. Au contraire, ils consomment de l’eau contaminée par le mercure et rentrent souvent malades, voire perdent la vie sur place. »
Face à cette situation alarmante, l’association cherche à mieux comprendre les raisons de ces départs massifs pour pouvoir mieux les prévenir. Achta Gounda insiste sur l’aspect tragique de ce phénomène : « C’est une perte humaine pour notre région. »
ISTIFAK Anakaza s’engage à jouer un rôle de médiateur entre les populations vulnérables et les structures de développement. L’association est convaincue que l’engagement citoyen, lorsqu’il est bien organisé, constitue un rempart efficace contre la précarité.
Ce nouvel élan de mobilisation représente un espoir pour la jeunesse de cette région touchée par des défis socio-économiques. L’association ISTIFAK Anakaza espère ainsi ouvrir un dialogue constructif autour des enjeux majeurs qui affectent ces communautés, afin d’offrir de véritables alternatives aux jeunes en quête d’un avenir meilleur.